Dennis 'Lord Gwydion' Laffey
J'enseigne l'anglais en tant que langue étrangère depuis vingt-sept ans au Japon et en Corée, et j'ai un doctorat de linguistique appliquée. En ce moment j'enseigne dans une université publique de Busan, en Corée du Sud, mais j'ai enseigné à des étudiants de tous les âges dans ma carrière, de pré-scolaire à adulte. Je suis le mari d'une femme merveilleuse et le père de deux garçons énergiques, qui apprennent à aimer les JdR de leur papa. Dans mon temps libre, j'ai tendance à avaler des films et séries de super-héros (comme le Flash et l'univers Marvel), de science-fiction et fantasy, et bien sûr des bouquins. J'ai maîtrisé une partie vivante de D&D5 en présentiel pour parents et enfants pendant plus d'un an, et je joue dans plusieurs parties en ligne également. Et dans mon temps libre du temps libre, je crée des JdR et, très rarement, je publie mes pensées sur les JdR sur mon blog.
J'ai découvert le principe des JdR grâce aux livres-jeux Endless Quest de TSR, et au dessin animé de D&D du samedi matin. Après avoir eu un aperçu du Basic Set (celui de Moldvay) dans l'été 1984, j'ai demandé à avoir D&D pour mon anniversaire en décembre, et je l'ai eu. J'ai toujours ces livres avec moi aujourd'hui.
Quand les gens ont réalisé que l'OGL leur donnait le pouvoir légal de retravailler des jeux old school et de publier pour eux de nouveaux suppléments, j'ai été intrigué. Après quelques années, j'ai décidé d'essayer, et de publier mon premier rétro-clone, Flying Swordsmen, qui se fonde sur le jeu méconnu Dragon Fist.
Je ne vis pas du jeu de rôle, même de loin. C'est chouette de faire un peu d'argent en plus dans son loisir, mais je le fais par pur amour. J'aime trop enseigner pour abandonner mon travail quotidien et essayer de devenir un auteur de jeu professionnel. Même si bien sûr j'en rêve de temps en temps, cela dit.
J'ai commencé avec le D&D classique (boîtes Basic/Expert/Companion/Masters de Mentzer), donc il a toujours une place dans mon cœur. J'aime aussi vraiment bien quelques-uns des jeux OSR simples comme Retro Phaze et Hi/Lo Heroes, mais plus personne ne veut y jouer...
Nous nous retrouvons deux fois par mois pour ma partie en présentiel, et je suis dans une partie en vidéo en ligne une fois par mois, avec au passage des parties occasionnelles en chat vidéo. Je suis aussi joueur sur une demi-douzaine de jeux sur forum sur rpol.net (et j'en maîtrise un aussi). La seule personne d'une quelconque importance dans le monde du jeu avec qui je joue régulièrement est le dessinateur d'OSR et bon ami Jeremy Hart.
J'aime les jeux de société de toutes sortes, j'aime regarder du sumo, mais je ne participe à aucun sport (mon fils fait du tennis, par contre, alors je pense à essayer d'apprendre). Ma famille et moi nous aimons sortir au parc, aller au zoo, voir des films, les trucs habituels. Et j'ai quelques textes de films et d'histoires qui traînent quelque part sur mon disque dur pour lesquels je dois trouver le temps de travailler aussi.
Je suis certainement le plus fier de Chanbara, car c'était un jeu que j'ai effectivement créé, plutôt que recopié. Je l'ai écrit, je l'ai testé, l'ai revu, fait la mise en page et le graphisme, tout (avec un peu d'aide extérieure de rédacteurs bien sûr) par moi-même. Et il a aussi fait un peu d'argent. C'était un travail d'amour qui m'a pris cinq ans par petits bouts sur mon temps libre, mais chaque heure passée dessus en valait la peine.
Côté projets, j'envisage un nouveau tour de relecture pour un jeu plutôt du genre narrativiste qu'un ami et moi avons fait quand je vivais au Japon, qui s'appelait Presidents of the Apocalypse. Il est très bête et drôle. Aussi, j'ai une idée pour une combinaison de monde/aventure pour un système OSR neutre (ou peut-être juste pour Labyrinth Lord) avec un cadre vieil ouest américain mais des donjons pleins de monstres et de trésors. Et faire davantage de figurines papier pliables de monstres et de personnages types. Je travaille sur une série de monstres, et quand ce sera fait je pense faire des personnages de type fantasy asiatique qui seraient bons pour mes jeux Flying Swordsmen et Chanbara.
Création et rédaction
| Création et rédaction | Parution | Gamme | Éditeur |
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Chanbara
première édition
Chanbara Après une page de titre et un sommaire, le livre de base de Chanbara commence par une section dédiée aux joueurs (25 pages). L'ouvrage est illustré de dessins japonais classiques issus du domaine public. Cette section commence par une introduction et la procédure de création de personnage (1 page), avant de passer en revue les diverses classes de personnages et les profils associés (8 pages) :
Le texte continue avec les descriptions des différents backgrounds possibles (du noble Kuge à l'Eta en passant par les ordres religieux, paysans et citadins), les compétences ouvertes à chacun de ceux-ci (une vingtaine proposées), l'argent et l'équipement (3 pages), les armes (2 pages) et les listes et descriptions des sortilèges pour les différents profils de mages (9 pages, avec les descriptions de 42 sorts répartis en 5 niveaux pour chaque profil). La deuxième partie des règles est à l'intention du MJ (GM Section, 30 pages). Elle propose les règles de simulation du jeu ainsi que les classiques bestiaire et listes de trésors et objets magiques, mais aussi des conseils pour le MJ. La partie règles couvre 11 pages, incluant l'utilisation des compétences, les interactions avec les PNJ, les règles d'encombrement et de mouvement, et trois pages de tables de rencontres aléatoires. Les combats, avec la question de l'initiative, les différents types de manœuvres et situations particulières (duel psychique ou poison par exemple) occupent 3 pages. Les jets de protection et la gestion des dommages sont abordés dans les deux dernières pages. La mise en place d'une campagne, avec la création des partis en présence, la création des aventures et les règles concernant la position sociale ainsi que les domaines, prennent ensuite 5 pages. La section pour le MJ se termine avec un bestiaire (une douzaine d'archétypes d'humains, une quarantaine de types d'animaux et 38 types de créatures monstrueuses, sur 10 pages), les règles d'expérience, obtenue en surmontant des épreuves et en remplissant ses devoirs et obligations, une liste de trésors et d'objets magiques (4 pages pour le tout). Le livret se termine par une série d'annexes (7 pages) :
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January 2018 | Chanbara | Hidden treasure Books |
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Flying Swordsmen
première édition
Flying Swordsmen Après la couverture et une page blanche, les crédits et le sommaire, une Introduction présente le jeu et le Code du Xia. La création des personnages ouvre les règles proprement dites, sur 3 pages, avant que ne soient décrites les diverses classes et profils (13 profils répartis sur les 4 classes de personnages) proposés aux joueurs, sur 17 pages, avec pour chacun leurs contraintes (prérequis, obligations) et leurs avantages (les bonus qu'elles apportent à certaines actions). Le chapitre se termine sur l'utilisation des points d'expérience et 8 exemples de personnages (sur une demi-page chacun). Les 4 dernières pages du chapitre sont ensuite consacrées à l'argent (en pièces d'argent et de bronze) et à des listes de prix d'armes, armures et quelques services et objets usuels. Le chapitre suivant (Martial Arts and Combat, 10 pages) est consacré aux mécaniques de jeu et en particulier les combats. Les personnages de Flying Swordsmen étant des artistes martiaux aguerris, qu'il s'agisse de combat à mains nues ou avec une arme, le jeu leur propose une liste de manœuvres martiales qu'ils peuvent maîtriser. L'on trouve ainsi sur 3 pages, les quarante-deux manœuvres, réparties sur cinq niveaux et listées avec leurs effets. La suite du chapitre explique la procédure de résolution des combats, avec des sections sur les blessures et les soins (1page) et des conseils pour le MJ (1 page). Le chapitre suivant (Spells and Magic, 20 pages) est consacré à l'autre aspect important pour les personnages, la magie, avec d'abord 2 pages expliquant le fonctionnement pour chaque classe de jeteurs de sorts. Suivent ensuite les listes de sorts pour les magiciens (44 sorts répartis sur 5 niveaux et décrits sur 9 pages) et shamans (41 sorts sur 5 niveaux, décrits sur 9 pages). Running the Game (8 pages) regroupe ensuite des conseils pour le MJ la résolution des actions, pour créer des aventures et pour préparer les rencontres que feront les personnages. La seconde moitié couvre la création des campagnes, l'adjudication de points d'expérience (soit pour vaincre un adversaire, soit pour répondre à une situation difficile) et des conseils généraux pour le MJ. Un héros vaut surtout par ceux qu'il combat et le chapitre suivant (Monsters and NPCs, 21 pages) répond à cet impératif avec la description des règles de gestion des monstres puis les fiches pour une dizaine d'archétypes de PNJ et une quarantaine d'animaux et créatures (y compris divers types de morts vivants et les classiques vampires bondissants des légendes chinoises). Magic Items and Treasure (5 pages) liste ensuite les récompenses que peuvent trouver les personnages au cours de leurs aventures et des règles et des listes d'objets magiques temporaires (une dizaine), permanents (une quinzaine) ou maudits. The Campaign World (10 pages) décrit finalement le Continent Central (Zhongyang Dalu), le cadre par défaut pour Flying Swordsmen, essentiellement occupé par l'Empire dirigé par la dynastie Chen, représentée par l'empereur An Ming, âgé de 7 ans, la Reine-Mère Qiang et le régent Gan Sho. Le chapitre contient une carte de l'Empire, une description de ses douze provinces et d’une dizaine de territoires environnants, d'une vingtaine d'organisations auxquelles les personnages peuvent être affiliés ou s'opposer, et un aperçu du monde divin, couvrant la Bureaucratie Céleste et les 1000 Enfers. Le chapitre se termine sur 1 page expliquant comment mettre une campagne sur pied dans l'Empire. L'ouvrage se termine sur une série d'annexes :
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May 2012 | Flying Swordsmen | Auto-édition |
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Petty Gods
deuxième édition
Petty Gods Cette édition est considérablement plus riche que la première version de ce catalogue de divinités : de 99 divinités, leur nombre passe à 327, auxquelles se rajoute un catalogue de 116 créatures, des cultes, des sorts, des objets magiques, etc. La présentation intérieure et celle des couvertures sont un hommage évident aux premiers ouvrages d’AD&D1. Après une page de titre, une page de garde blanche, une page de crédits, une page de mentions légales, et un poème d’une page (d’Edgar Lee Masters), une page contient deux prologues de Jennell Jaquays : une présentation de l’ouvrage et quelques notes historiques concernant Unknown Gods, un équivalent publié dans les années 80. Suivent une page de table des matières, une page listant tous les contributeurs, un préambule de James M. Ward (auteur du classique Deities & Demigods), et enfin une préface du rédacteur en chef Richard J. LeBlanc Jr., accompagnée de remerciements. Après cette nuée de préambules, l’ouvrage débute par plusieurs articles :
Plus de 300 divinités sont ensuite listées sur 208 pages, d’Abondiance déesse de la richesse éphémère à Zzyzz dieu des peurs irrationnelles, en passant par Crom dieu des barbares et de l’acier, Mar Nod dieu des événements improbables en combat, Tsathoggua dieu de la paresse, ou Yululun protecteur des sépultures. Chaque divinité est décrite en commençant par ses caractéristiques techniques pour Labyrinth Lord. La divinité et son culte sont ensuite décrits, ainsi que ses capacités spéciales, etc. La plupart d'entre elles bénéficient également d’une table de réaction en cas de rencontre. Le catalogue puise occasionnellement dans la littérature fantastique, notamment du côté des amis de Lovecraft, directement (Chaugnar Faugn, Nug, Quachiunl Uttaus, Rhan-Tegoth...) ou par des hommages appuyés, par exemple le terrible Jale God qui mêle Nyarlathotep et Hastur, notamment par son avatar le Roi en Jaune. La section suivante, Minions, Knights & Servitors, en 68 pages, est un catalogue de 116 monstres affiliés aux différentes divinités, serviteurs communs à plusieurs dieux tels les anges ou autres créatures mythologiques diverses. Là encore, à côté de pures créations, se trouvent des créatures tirées de la littérature fantastiques, notamment lovecraftienne : Chiens de Tindalos, Êtres d’Ib, Voormis, etc. La section suivante, Cults & Cultists, décrit en 16 pages une douzaine de cultes étranges, liés aux divinités précédentes ou à d’autres buts. Puis Divine Items consacre 24 pages à un catalogue d’objets magiques. Elle est suivie d’une autre section, Spells, consacrant 12 pages à un catalogue de nouveaux sorts. Après une page de titre et une ilustration pleine page, suivent 5 appendices :
La fin de l’ouvrage rassemble des index :
Le livre se termine par une page de garde. |
May 2015 | Portes Monstres & Trésors | Auto-édition |