Geoffrey McKinney
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Création et rédaction
| Création et rédaction | Parution | Gamme | Éditeur |
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Carcosa
deuxième édition, première impression
Carcosa Carcosa, de l’aveu de l’auteur, est un univers médiéval-fantastique, étrange et horrifique. Il est inspiré des oeuvres de Sword & Sorcery, des comics d’horreur, de science-fiction et des dieux et créatures inventées par H.P. Lovecraft. Le titre vient de Robert Chambers et de son Roi en Jaune. Il est donc possible d'y croiser des cultistes assassins mais aussi des robots, des extraterrestres, des dieux cruels, des dinosaures, des barbares et des sorciers. Cependant, il ne contient ni prêtres ni magiciens, ni elfes, ni nains ou halflings. 13 cultures humaines se partagent la part du lion. Les objets magiques sont également absents, au contraire des équipements futuristes apportés par divers aliens. L’auteur explique que l’on peut utiliser Carcosa comme une simple mine à idées pour d’autres jeux, ou comme une campagne hors du temps et de l'espace pour Lamentations of the flame princess, que l’on intègre ou non les variantes de règles proposées. Le livre détaille le monde sous une forme particulière : celui du hex-crawl, c’est à dire que le meneur invite les joueurs à explorer l’univers sur la base d’une vaste carte divisée en 400 hexagones, comme pour les premières éditions de D&D. Chaque hexagone ou presque fait l’objet d’un bref descriptif d’un évènement ou d'une créature rencontrée, ce qui aboutit à environ 800 “rencontres” dans l’ensemble du livre. Carcosa peut se jouer soit avec les règles de Lamentation of the flame princess (ou autres jeux “old-school” dérivés de D&D) soit avec les règles fournies dans l’ouvrage. Outre les treize ethnies humaines (chacune d’une couleur différente), l'ouvrage propose deux classes : sorcier et guerrier. Il inclut également des psioniques dont les pouvoirs sont abondament décrits. L’auteur modifie également les règles classiques en rendant aléatoire le calcul des Dés de Vie et des dommages. En effet, le type de dés utilisés variera à chaque combat, du dé 4 au dé 20. L’objectif est de rendre les combats extrêmements variables et inattendus en terme de puissance. Le livre est abondamment illustré et ses intérieurs de couverture présentent la carte en grille hexagonale numérotée de Carcosa. Le texte intérieur met en valeur les noms des créatures et les références de page via des couleurs différentes. Après une page de titre, deux pages de crédits et une page de sommaire, l’ouvrage débute par une Introduction (9 pages) qui présente l’ambiance de ce monde, ses variantes de règles et ses particularités. Puis Characters (12 pages) détaille les deux classes (et variantes) de personnages proposées : sorcier et guerrier, mais aussi les psioniques, puisque chacun a de 0,5 à 6% de chances d’avoir des pouvoirs mentaux. Desert Lotus (2 pages) présente ensuite différents effets bizarres (comme des poisons) provoqués par la poudre de ce lotus de différentes couleurs. Il est suivi de Space Alien Technology (4 pages) qui dévoile les artefacts (armures spatiales, champs de forces, etc) inspirés des comics des années 50 présents sur Carcosa. En effet plusieurs races d’aliens sont présents ou ont laissé des traces de leur passage. Technological Artifacts of the Great Race (6 pages) dévoile les artefacts de la Grande Race, invention de Lovecraft, des être inter-dimmensionnels capables de voyager dans l’espace-temps. Parmi ces objets se trouvent par exemple des portes spatio-temporelles ou des monolithes vivants. Sorcerous Rituals (34 pages) détaille des rituels destinés aux sorciers, très nombreux et détaillés. Tous sont extrêmes et complexes : sacrifices humains, mutilations, et souvent en multiples étapes, a réaliser dans des lieux précis de la carte. Par exemple l’un des rituels les plus simples, “L’ensorcellement maudit de Celui Qui Est Empoisonné” demande à ce qu’on arrache la peau de deux hommes avec de la lave jusqu’à ce qu’ils meurent. Leur douleur affaibli alors une entité ignoble nommé la Putrescence dans un jardin bien particulier… La pratique de ces rituels risque de faire vieillir le sorcier, au-delà des dangers inhérents à l’invocation d’êtres blasphématoires. Monster Descriptions (38 pages) détaille de très nombreuses créatures de Lovecraft ou de sword & sorcery, à commencer par Cthulhu mais aussi des dinosaures, des fourmis géantes, des momies, etc. Carcosa Campaign Hex Map Descriptions (102 pages) constitue la plus grosse partie du livre. Il donne deux idées ou rencontres pour chacun des 400 hexagones présentés sur la carte. Ces hexagones ne représentent toutefois qu’une petite partie de la gigantesque surface de Carcosa. Chaque rencontre est décrite sur un à trois paragraphes, avec la mention en couleur d’éventuelles créatures. Des rencontres possibles sont des jungles, des cannibales, des aliens, des trésors, des décors pittoresques, des sacrifices humains, des donjons, des cultistes, des tentacules, des sorciers, des guerriers, des dinosaures, des villages de survivalistes, des maladies d’outre-espace, voire tout cela à la fois. Carcosa est ainsi un monde extrêmement bizarre, imprévisible et dangereux. Notons encore que de très nombreux croisements sont faits entre différentes rencontres, lieux, rituels et créatures. Fongoid Garden of the Bone Sorcerer (20 pages) est une région d’introduction qui se déroule sur l’hexagone numéro 2005 de la carte générale. Désert, cryptes millénaires, champignons bizarres et un petit donjon plein d’enfants d’une divinité horrible constituent l’essentiel de cette partie, avec plans à l’appui. Humanity on Carcosa (4 pages) décrit brièvement les moeurs et la vie des hommes sur cette planète, qui bien entendu n’est pas très rose. Le reste du livre offre de nombreuses tables et générateurs aléatoires afin de créer à l'improviste et de rendre unique les différentes rencontres :
Un Index détaillé (3 pages) termine l’ouvrage. Cette édition est une version étoffée par rapport à la première édition amateur parue sur Internet. |
February 2012 | Lamentations of the Flame Princess | Lamentations of the Flame Princess |
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Isle of the Unknown
première édition
Isle of the Unknown Isle of the Unknown décrit une vaste île magique pleine d'étranges créatures, villages et artefacts, parmi lesquels de nombreuses statues magiques. L'intention de l'auteur est de fournir un décor de campagne basé sur le principe de l'exploration libre. L'île est prévue pour être intégrée dans une campagne médiévale-fantastique, mais aussi comme une réserve d'idées et de créatures. Le décor ressemble à l'Auvergne du XIIe siècle, dotée de nombreux villages mais également de ruines romaines. La carte de l'île est divisée en plusieurs centaines d'hexagones, et quasiment toutes les cases contiennent une rencontre particulière. Le livre est conçu pour jouer selon le mode "bac à sable", c'est à dire que les personnages des joueurs (PJ) explorent comme bon leur semble la carte et le meneur construit petit à petit l'histoire en fonction de leurs voyages et de leurs actes. Le livre est abondamment illustré et très coloré. Ainsi, chacune des créatures évoquées dans le texte a été dessinée. Ces illustrations de créatures se trouvent dans les marges, excepté certaines rencontres d'humanoïdes présentés en pleine pages. L'ouvrage débute par une carte double page vierge de l'île, une page vierge, une page de titre, une page de crédits et une page de sommaire. Puis Introduction for the Referee (2 pages) explique les intentions de l'auteur : présenter un monde plein d'idées étonnantes et étranges, laissant au soin du meneur le choix et l'adaptation des rencontres, qu'il conseille de ne pas enchaîner. Enfin, de brefs détails géographiques et civilisationnels complètent la section. Legends (2 pages) livre trente courtes rumeurs et légendes pouvant être connues des aventuriers avant ou durant leur exploration de l'île. Puis le chapitre Hex Descriptions (108 pages) décrit les 330 hexagones et rencontres de la carte. On peut y trouver par exemple des statues animées, un mage dont l'unique sort est de changer de couleur de peau des gens, des corbeaux à quatre pattes qui font perdre l'usage des jambes, une forêt de pins remplie de rochers avec des visages, ou encore un lagon aux eaux miraculeuses. Chaque rencontre est conçue pour être unique et originale : ainsi les personnages ne croisent jamais la route d'un monstre connu comme un gobelin, et aucune de ces rencontres n'est répétée. Cependant, beaucoup ont des liens entre elles. Par exemple, un chasseur décrit dans un hexagone compte trouver une créature indiquée quelques kilomètres plus loin. On trouve également beaucoup de statues d'inspiration néo-classique à travers l'île, qui ont chacune des propriétés différentes. Chaque rencontre est décrite selon le même format : le numéro de l'hexagone et une dizaine de lignes expliquant ce que l'on y trouve d'intéressant. Lorsque des créatures ou personnages non-joueurs sont présents, ils sont brièvement décrits en termes de règles sur une ligne. Par exemple, le profil technique du Mage des Miroirs est simplement défini comme étant du sixième niveau, avec une armure inexistante, 6 Dés de Vie (HD), 16 Points de Vie (HP) et un Mouvement (Move) de 90'. Le reste du texte se concentre sur leurs capacités ou comportement spécial. La section Monsters (6 pages) est un guide visuel de la centaine de monstres répartis dans l'ouvrage. Aucune description écrite n'est donnée mais toutes les illustrations sont regroupées et classées par Hit Dice et par numéro d'hexagone, sous forme de vignettes miniatures. Plusieurs listes sont ensuite fournies :
Une carte double page aux hexagones légendés pour l'utilisation du meneur termine le livre. |
July 2012 | Lamentations of the Flame Princess | Lamentations of the Flame Princess |
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Petty Gods
deuxième édition
Petty Gods Cette édition est considérablement plus riche que la première version de ce catalogue de divinités : de 99 divinités, leur nombre passe à 327, auxquelles se rajoute un catalogue de 116 créatures, des cultes, des sorts, des objets magiques, etc. La présentation intérieure et celle des couvertures sont un hommage évident aux premiers ouvrages d’AD&D1. Après une page de titre, une page de garde blanche, une page de crédits, une page de mentions légales, et un poème d’une page (d’Edgar Lee Masters), une page contient deux prologues de Jennell Jaquays : une présentation de l’ouvrage et quelques notes historiques concernant Unknown Gods, un équivalent publié dans les années 80. Suivent une page de table des matières, une page listant tous les contributeurs, un préambule de James M. Ward (auteur du classique Deities & Demigods), et enfin une préface du rédacteur en chef Richard J. LeBlanc Jr., accompagnée de remerciements. Après cette nuée de préambules, l’ouvrage débute par plusieurs articles :
Plus de 300 divinités sont ensuite listées sur 208 pages, d’Abondiance déesse de la richesse éphémère à Zzyzz dieu des peurs irrationnelles, en passant par Crom dieu des barbares et de l’acier, Mar Nod dieu des événements improbables en combat, Tsathoggua dieu de la paresse, ou Yululun protecteur des sépultures. Chaque divinité est décrite en commençant par ses caractéristiques techniques pour Labyrinth Lord. La divinité et son culte sont ensuite décrits, ainsi que ses capacités spéciales, etc. La plupart d'entre elles bénéficient également d’une table de réaction en cas de rencontre. Le catalogue puise occasionnellement dans la littérature fantastique, notamment du côté des amis de Lovecraft, directement (Chaugnar Faugn, Nug, Quachiunl Uttaus, Rhan-Tegoth...) ou par des hommages appuyés, par exemple le terrible Jale God qui mêle Nyarlathotep et Hastur, notamment par son avatar le Roi en Jaune. La section suivante, Minions, Knights & Servitors, en 68 pages, est un catalogue de 116 monstres affiliés aux différentes divinités, serviteurs communs à plusieurs dieux tels les anges ou autres créatures mythologiques diverses. Là encore, à côté de pures créations, se trouvent des créatures tirées de la littérature fantastiques, notamment lovecraftienne : Chiens de Tindalos, Êtres d’Ib, Voormis, etc. La section suivante, Cults & Cultists, décrit en 16 pages une douzaine de cultes étranges, liés aux divinités précédentes ou à d’autres buts. Puis Divine Items consacre 24 pages à un catalogue d’objets magiques. Elle est suivie d’une autre section, Spells, consacrant 12 pages à un catalogue de nouveaux sorts. Après une page de titre et une ilustration pleine page, suivent 5 appendices :
La fin de l’ouvrage rassemble des index :
Le livre se termine par une page de garde. |
May 2015 | Portes Monstres & Trésors | Auto-édition |