Animonde
Contenu de l'ouvrage
Matériel
Livret à couverture souple de 88 pages contenu dans un écran.
Description
Le jeu se présente sous la forme d'un livret accompagné d'un écran signé Mézières (le dessinateur de Valérian). Le livret est divisé en trois parties :
- la création de personnage qui donne aux joueurs le choix d'incarner un personnage de l'une des castes : noble, gardien, chevalier, chasseur, artisan, marchand, aventurier ou troubadour.
- la simulation comprend les règles régissant le jeu.
- Animonde où les différents aspects de l'univers sont traités : histoire, économie, loi, castes, pouvoirs des gardiens et bien sûr les animaux.
Le livret se conclut par un scénario où les ingrédients typiques d'Animonde sont présents : amour impossible, résurgence du passé, conflit d'intérêts... Les personnages devront retrouver Demoiselle Diadème dont la présence et la virginité doivent empêcher une immonde bête de détruire le village de Pyrite.
Les illustrations sont nombreuses mais ne présentent pas l'ensemble des animaux. Le texte est ponctué en marge de précisions, d'anecdotes et paroles de chansons appréciées par Croc. Il est à noter que le livre de base ne comprend pas de descriptions de lieux géographiques en dehors de ceux du scénario. Un univers est présenté dans l'arc en ciel des ténèbres, le premier supplément d'Animonde.
L'écran en trois volets est classique et dispose d'un emplacement pour coller la photo de votre animal favori.
Critiques
Stef
Animonde est un jeu qui a deux grandes qualités : il est original, il est rigolo.
On se marre beaucoup en jouant à Animonde : les soldats fainéants et couards, l'intimidation négative (faire pitié), les relations avec les animaux vivants du personnage, on ne crochète pas une porte : on fait peur aux cragonds, etc...
C'est aussi se plonger dans un monde déroutant pour le rôliste (violence mal vue, se soucier de bien être de ses animaux, faire attention à sa paix intérieure) et empreint d'une grande fantaisie.
Le système est classique et tourne bien, bien que les combats soient trop complexes pour l'usage qui en est fait.
Par contre, je ne pense pas que le jeu se prête à de grandes campagnes. C'est un jeu rafraîchissant à tester absolument mais à mon avis à consommer avec modération... J'y rejoue la semaine prochaine et vous ?
Thomas B.
Révolutionnaire! Alors qu'il aurait été facile de pondre une énième parodie de D&D version toon, Croc a créé là un chef-d'oeuvre. Animonde est drôle certes, mais surtout poétique et se raproche par là plus de Rêve de Dragon que de Murphy's World. Le système de jeu est bien pensé, détaillé et tourne bien. Il colle entièrement à l'ambiance du jeu: tout, des petits détails sur l'équipement animalier à l'échelle sociale représentée par la hauteur des talons (vive les platform boots!) contribue à créer un style de jeu unique, même sans description géographique du monde, elfes, nains ou autres dragons rouges.
Le regret majeur reste le chapitre du combat, hyper-simulationniste ce qui est un comble dans un jeu où on est justement supposé ne pas se battre. Serait-ce pour décourager les MJ?
Animonde est paru une bonne dizaine d'années trop tôt. Son originalité n'a pas été comprise par le rôliste moyen de l'époque. Les pros eux, ne s'y sont pas trompés: on retrouve toute la fine fleur du jdr francais à la page des testeurs. Aujourd'hui, une réédition allégée niveau règles et enrichie coté background serait la bienvenue.
limule
Animonde est un jeu dont le souvenir est lointain, mais bien agréable. J'y ai joué deux ou trois fois tout au plus et c'était très étrange comme ambiance. Il y avait un coté hippie assez surprenant dans un jdr : du Rock'n'roll, des fleurs et des animaux.
Une atmosphère vraiment particulière se dégage de cet univers dominé par Ronnie James Dio, star semi oubliée du hard rock !! Un monde ou les paladins ressembleraient aux musiciens d'Iron Maiden avec collant léopard et plateform boots, ça a quand même plus de gueule que les armures habituelles !!
C'est dommage que le système de combat soit effectivement un peu lourdingue, mais comme de toute façon on ne l'utilise pas... Les animaux familiers, le lien empathique particulier qu'ils ont avec leur maître, les rapports parfois compliqués que cela entraîne, tout cela est aussi fort réjouissant, tout comme l'indolence générale, la couardise systématique...
C'est un bon jdr qui a su développer en peu de pages un univers très original, vraiment surprenant même, qui s'éloigne franchement du médiéval fantastique pour se rapprocher de l'univers trop méconnu des vidéos clip des années 60-70. Jouer un scénario se déroulant dans un sous marin jaune, avec 4 garçons dans le vent chevauchant gaiement leurs scarabées fleuris dans la compagne verdoyante pour les beaux yeux d'une princesse céleste entourée de diamants : c'est pas possible !? Ben si . Trop fort.
Sherinford
Ah, Animonde, que de souvenirs... Voilà messieurs un jeu de rôle qui avait un excellent potentiel : un univers original, médiéval fantastique, où l'entièreté des besoins humains sont satisfaits à l'aide d'animaux, morts ou vivants (mais de préférence vivants), avec des personnages (trop) sensibles et un vrai grand méchant, un bouffon si je me rappelle bien, dont le but est de détruire le monde, ou en tout cas de foutre la merde partout. J'avais apprécié dans un premier temps la lecture de ce jeu, qui semblait très intéressant.
Mais malheureusement, en pratique, la sauce ne prend vraiment pas. Il faut dire que les règles, très techniques, qui vont jusqu'à emprunter à Bitume son système d'initiative, ne sont pas vraiment adaptées à cet univers "romantique". On a l'impression qu'une fois la première inspiration passée, les auteurs sont retombés dans les bons vieux réflexes des explorateurs de donjons, en remplaçant les épées par des animaux-armement et les pièces d'or par des escargots... Un coup dans l'eau donc.
soner du
Bon, je n'ai pas grand'chose à rajouter sur mes prédecesseurs grognons, mais je laissse quand même une petite critique avant de revendre ce machin qui traîne sur mes étagères depuis trop longtemps. Voici un univers, et les règles de Bitume ne sont pas si mauvaises que ça, mais les 2 ensemble ça ne va pas ... même en rajoutant des règles de paix intérieur et d'amour (assez lourdes, en plus).
L'écran est une illustration un peu paresseuse de Mézières, et la mise en page générale est très "80's" : plutôt laide et tristounette. Les illustrations sont correctes, mais pas très mises en valeur.L'un des seuls intérêts de ce jeu est son thème "bio-punk peace and love" jamais réitéré depuis. La réalisation elle-meme n'est pas excellente. Je pense que tous les gens qui encensent ce truc le font en fonction de lointains souvenirs de jeunesse ... ou en pensant à ce que ce jeu aurait pu être.
Je mets quand même une note de 3 pour l'originalité du background, même si en l'occurrence, dans ce livre de base il ne consiste qu'en la description des classes sociales et de quelques bébêtes / outils.
Note : Je me souviens qu'à une époque, il y avait une rumeur tenace (confirmée par Casus Belli) d'adaptation d'Animonde au Système SimulacreS. Ca aurait largement mieux valu ... avec une meilleure présentation également !