Porphyre77
Mon premier contact avec la Fantasy, en tant que genre propre (j'avais douze ans à l'époque), fut une projection en "club ciné" du Seigneur des Anneaux de Ralph Bashki, rapidement suivie de la lecture du roman. J'étais toutefois déjà préparé par la lecture du cycle arthurien et la mythologie classique dont j'étais un lecteur avide.
Pour le JDR, ce fut deux ans plus tard, au collège, lorsqu'un des "nouveaux" apporta en classe un curieux manuel sur la couverture duquel un sorcier en robe ouvrait d'un geste auguste & mystérieux une large porte à double battant... Peu de temps après, les couloirs du collège bruissaient du son de termes mystérieux: "points de vie", "niveaux", "maître du jeu", "jets de sauvegarde", PX... N'ayant trouvé personne pour m'initier (eh oui, j'étais de ceux que même les joueurs d'AD&D évitent !), il me fallut trouver ma propre voie. Ayant écumé quelques relais Descartes (à l'époque faste où Paris en comptait plusieurs !), je fis l'acquisition de la boîte rouge de l'édition Mentzer de D&D.
Cette boîte rouge fut probablement l'édition avec laquelle j'ai le plus joué, avec mes cousins, puis avec un noyau dur d'amis rôlistes du lycée. En dehors du vénérable aïeul, j'ai beaucoup joué au JRTM, et un peu tâté de divers autres jeux comme Star Wars et INS/MV.
Ensuite, les études supérieures, les déménagements, la vie professionnelle et la vie de famille eurent raison de notre petit groupe. Après une longue période d'inactivité, je renoue avec mes premières amours rôlistiques grâce à internet et le mouvement OSR français : je joue essentiellement dans des parties par forum, notamment sur Donjon du Dragon, où il m'a été donné de pouvoir collaborer, en simple amateur, avec Nicolas 'Snorri' Dessaux à la deuxième édition d'Épées & Sorcelleries.
Création et rédaction
| Création et rédaction | Parution | Gamme | Éditeur |
|---|---|---|---|
|
Épées & Sorcellerie 2
deuxième édition
Épées & Sorcellerie 2 Cet ouvrage commence par une page de crédits et mentions légales, et une page d'avant-propos qui parle de l'historique du jeu. Puis il entre directement dans le vif du sujet avec cinq chapitres complétés par deux aventures et quelques annexes. A noter que chaque point de règle bénéficie d'une ou plusieurs options représentées par un symbole. C'est au maître de jeu de décider ce qu'il applique ou non. De manière générale, chaque règle est susceptible d'être modifiée, améliorée ou supprimée. Les personnages (15 pages) décrit leur élaboration au travers des différentes facettes qui les déterminent. Le tout est similaire à la première édition, avec une classe supplémentaire, le voleur, ainsi que plusieurs options complémentaires pour le sorcier et le prêtre : ermite, clerc et anti-clerc, corruption magique. Un système d’origine des personnages, orienté sword’n’sorcery, vient enrichir leur historique. L'aventure (6 pages) présente les compétences et la façon de gérer les actions courantes des personnages, le système de sauvegarde, les différentes sources de danger, les rencontres et l'expérience. Puis Le combat (5 pages) donne la marche à suivre pour ces temps forts en commençant par décrire la séquence de combat : surprise, le round, le mouvement, les sorts, les attaques à distance et au corps-à-corps, les dégâts. Suivent les styles de combat (arme et bouclier, deux armes, mains nues), les manœuvres, le moral. Enfin viennent quelques pistes pour équilibrer les combats et gérer des combats de masse. Ce chapitre se veut plus clair que dans la première édition. La magie (20 pages) s'enrichit de nouveaux sortilèges et incantations. Les principes généraux sont décrits sur les trois premières pages, puis suivent les listes de sorts : 45 invocations de prêtre et 94 sortilèges de sorcier. Enfin arrive Les monstres (36 pages), qui commence par deux pages de présentation où sont décrits les différents points qui les caractérisent. Suit un catalogue enrichi de nombreux monstres inspirés des premiers suppléments du matériel source. Ce chapitre se termine sur les trésors (2 pages), point qui a été entièrement remanié pour cette édition. Suivent deux scénarios, La tombe d’Ugulbash (6 pages) et Le dieu putréfié (5 pages) écrits dans l'esprit du jeu et se voulant à la fois classiques et génériques. Le premier est l'exploration de la tombe d'un célèbre pillard orc, par exemple pour récupérer un artefact qu'il avait pris à un preux chevalier. Le second est un petit donjon cauchemardesque pour personnages de niveau 1 à 3 ; il sert également d'accroche pour l'univers développé par l'auteur, le Dodécaèdre. L'ouvrage se termine sur :
|
November 2013 | Épées & Sorcellerie | Frightful Hobgoblin |