Eco Front
Contenu de l'ouvrage
Matériel
Description
Un premier article décrit la situation écologique de la planète en 2027. Le suivant présente les groupes écologistes encore actifs à cette période, et leurs modes d'action. Différents types d'actions sont ensuite présentés, du "simple" eco-terrorisme jusqu'à l'installation d'unités de dépollution à la sortie des usines. Un article détaille ensuite les J-Parks, dans lesquels la révolution recrée des écosystèmes pour sauver des espèces. Les chapitres suivants sont centrés sur la peste carbonique. Le premier décrit la chronologie de la maladie, depuis l'incident FoxRun jusqu'au printemps 2027. Un article de l'ISA explique ensuite pourquoi la Peste Carbonique est le résultat d'une mutation aléatoire.
Deux nouveaux gangs sont détaillés, les Beastie Boys et les Néo pionniers. Après une double page sur le matériel disponible, la mutation du Scout est détaillée, sur le même format que dans le livre de base. Une liste de "Stupid Cybertricks" suit (des trucs et astuces sur l'utilisation des pouvoirs mutants), puis viennent des règles sur la gestion des animaux et des conseils pour le maître de Jeu.
L'ouvrage se termine par un scénario de 30 pages "Where the Wild Things Are", intégrant les ajouts du supplément, et constituant le début d'une campagne. Enfin, un index de tous les termes utilisés dans les différents ouvrages parus jusque là complète l'ouvrage (Soit le livre de base, Bastille Day et Eco Front).
Critiques
The King
Je ne suis pas très fan (en fait pas du tout) de Cybergeneration, où l’on joue des ados atteints de mutations (comprendre des pouvoirs spéciaux très utiles) qui sont pourchassés par les autorités en raison de l’abomination qu’ils représentent.
Malgré tout, ce supplément sort du lot et j’imagine aisément le faire jouer pour Cyberpunk, le corpus de règles étant quasiment identique. La partie contexte est conventionnelle : plusieurs groupes écolo de défense de la nature et/ou des animaux sont présentés, dont l’un est spécialisé dans la création de réserves naturelles, jusqu’à reproduire des espèces disparues de la flore et de la faune à partir de leur ADN. L’idée est certes intéressante, mais je rappelle qu’il s’agit de gamins mutants, ce qui tout de suite devient un peu WTF.
Le scénario qui constitue la seconde partie de l’ouvrage et est une pépite, pour peu que l’on apprécie le aventures horrifiques. C’est presque du Resident Evil, premier film du nom : on a un labo secret de recherches biologiques enfoui sous terre dont le système de sécurité a connu une brèche, avec pour résultat de déclencher une charge à neutrons dans le complexe. Problème : les expériences réalisées sur les animaux portaient sur l’assimilation des nanites par des tissus animaux. On se retrouve donc avec toutes sortes d’animaux plus ou moins hostiles qui ont muté. Il y a aussi une IA qui ne s’appelle pas la Reine Rouge, mais Bianca (la corpo ayant pour nom Blanc, je me demande s’il n’y a pas une accusation implicite envers Dupont de Nemours – cf. Dark Water). Au final, les PJ ont de fortes chances de découvrir que ladite corpo pourrait être à l’origine de la maladie carbone, à l’origine de la mutation des ados dans le monde de Cybergeneration. Bref, du Resident Evil avant l’heure et dans un univers Cyberpunk. Que demander de plus ?
Critique écrite en October 2021.