Selvache Incident (The)
Contenu de l'ouvrage
Matériel
Ecran 4 volets, intérieur en bichromie
Livret de 32 pages agrafé.
Description
L'aventure contenue dans le livret est conçue pour des personnages débutants, de niveau 1 à 3. Ce groupe de bleus de l'infanterie mobile sera affecté à l'escadron des Lions de Lockwood, qui a souffert de lourdes pertes durant la seconde campagne de Pluton. Ils seront ensuite envoyés relever une petite garnison sur une station de surveillance dans le système Selvache.
Mais les choses ne sont pas aussi calmes qu'elles le paraissent. Les arachnides ont pris pied sur la petite lune et ont dévasté la base d'observation. Les personnages auront fort à faire pour sauver leur peau, faire des dégâts chez les arachnides, et accessoirement ramener des civils vivants et les corps de leurs camarades tombés au combat. Car s'ils n'en reviennent pas... qui saura ce qui est en train de se passer dans le système Selvache ?
Une galerie de PNJ comprend les profils illustrés de cinq PNJ et cinq types d'adversaires arachnides.
Critiques
Coredump
Franchement, je suis surpris. Un écran qui reprend la couverture du jeu, et la fresque de l'intérieur de couverture. Quelle surprise ! Ils ont du la payer cher, cette illustration de Dutrait, pour autant la réutiliser. J'aurais préféré une vue un peu plus "globale", car les deux panneaux de droites sont tellement rapprochés des bugs, qu'on n'y voit pas grand chose.
A l'intérieur, l'écran est frappé du même défaut que le premier écran D&D3 : pas de liste d'armes. C'est tout de même quelque chose de plus utile dans le feu de l'action que la table des poisons non ?
Du côté du mini-plateau de figurines, je passe. Je n'ai pas de figurines Starship Troopers, et si j'en avais je n'utiliserais pas ce ridicule petit plateau qui ne fait même pas du A3.
Le scénario quant à lui est hyper simple avec des passages à lire à haute voix. S'il ne brille pas par son originalité, il a le mérite d'exister et d'être complet, avec des PNJ et des adversaires variés. C'est un scénario "archétypal" du jeu. Et c'est bien là que le bât blesse. Un ça va, deux... bonjour les dégâts. Ce supplément est donc honnête si on privilégie le scénario, mais sans plus. Si on le prend pour l'écran, on risque alors d'être bien déçu.
Casus
Après un pack de plans quadrillés sorti cet été, ce deuxième supplément pour Starship Troopers est (quelle surprise !) un écran de jeu assorti d'un scénario de 32 pages.
L'écran quatre volets format portrait est fort classique. L'illustration côté joueurs restitue très bien l'ambiance de l'univers. Côté maître, un certain nombre de tables viennent faciliter le travail du MJ. Autant l'exhaustivité n'était pas possible, vu le côté très technique du jeu, autant il aurait été agréable d'avoir plus de couleurs pour gagner en visibilité.
Le scénario se déroule lui après la campagne Pluto et les terribles événements qui la concluent. Les joueurs sont affectés aux Lions, en mission sur Selvache. Ils sont envoyés sur l'une des lunes du système pour effectuer un tour de garde sur la station de communication locale. Faut-il préciser que leur descente ne se passera pas aussi bien que prévu ?
L'histoire est très linéaire et pourrait presque passer pour du D&D, avec son voyage et l'exploration d'un bâtiment à l'arrivée. Elle répond pourtant à ce que l'on peut attendre d'un scénario d'introduction. Avec ses nombreux détails techniques et narratifs, joueurs et MJ ont tous les éléments pour découvrir et prendre en main Starship Troopers facilement. Entre un cadre - l'armée à laquelle appartiennent les joueurs - peu évident en raison de sa rigidité et le système de jeu technique, c'est loin d'être inutile.
Slawick Charlier - Casus Belli n°36
Fervalaka
"Un écran gratuit pour un scénario acheté !", voilà un argument de vente pondu par un aigle du marketing de chez Mongoose Publishing qui a de quoi arracher des larmes de rire quand on lit ce fabuleux "includes FREE GM's screen" sur la couverture du supplément. Mais au-delà de cette accroche de pub de poudre à lessiver, mieux vaut se pencher sur le contenu de The Selvache Incident. Le verso de la couverture volante du scénario est sensé pouvoir être utilisé comme plan de sol mais ne présente qu'une palette de nuances de gris (de reliefs ?) sur la surface d'une feuille A4. Elle reprend sur son recto la couverture du livre de base. Conclusion inévitable : totalement inutile.
L'écran reproduit lui aussi la même illustration. Il propose côté MJ un grand nombre de tables allant de la résistance des objets inanimés aux mouvements en fonction de la nature du terrain. L'absence des armes est surprenante de prime abord, mais comme l'armement des troopers est relativement peu varié et hautement standardisé, il y a fort à parier que les joueurs comme le meneur apprennent rapidement les caractéristiques du Morita et consorts. Du coup, c'est autant de place gagnée pour des éléments qu'on utilise un peu moins fréquemment et sont donc moins frais dans l'esprit de chacun. Plutôt bien vu donc.
Le scénario est une mission linéaire laissant peu de place à l'improvisation sans un gros travail de réécriture. Ce carcan aura quelque chose de plaisant pour un meneur débutant avec ses descriptions à lire à haute voix, ses étapes clairement séparées et ses références cinématographiques explicites. L'aventure ne surprendra ni les meneurs, ni les joueurs, mais a le mérite relatif d'être simple à mettre en place et efficace. Un élément tout à fait mineur mais récurrent dans la gamme est la faiblesse totalement irréaliste de PNJ qui sont sensés être des vétérans d'une voire de deux campagnes et sont de niveaux 1, 2 ou éventuellement 3 pour les sous-officiers. Mais tout de même, il faudrait que les futurs scénarios officiels de Starship Troopers sortent des sentiers battus avec ces aventures se limitant à aller de A en B, de B en C et se faisant à détruire du nuisible à chaque étape. L'écriture de ce genre de scénario est à la portée de tous, même pour les débutants complets, après un ou deux cours magistraux comme The Selvache Incident.
J'attends impatiemment (en octobre 2006) une campagne d'ampleur qui tourne autour d'autre chose que de la pulvérisation de cafards en mesure et ne donne donc qu'un 3.