Cthulhu Dark
Cthulhu Dark est une déclinaison ludique très légère du Mythe de Cthulhu, déjà abordé par des jeux aussi divers que l'Appel de Cthulhu (classique ou d20), Cthulhu, Macabre Tales, Tremulus, etc. Il est apparu dans le livre Stealing Cthulhu, en guise de système basique permettant de mettre rapidement en pratique les conseils dispensés dans celui-ci, puis a été mis à disposition indépendamment, sous forme électronique gratuite. Il en a par la suite proposé une deuxième édition plus développée par le biais d'un financement participatif.
Un investigateur y est décrit par un nom, une profession et une caractéristique Folie (Insanity) qui démarre à 1, et le joueur prend un dé de Folie d'une couleur distincte des autres. A chaque occasion de tester si cette Folie s'aggrave ou pas, le dé est lancé et si le résultat est supérieur à la valeur de la caractéristique, celle-ci augmente de 1. Si elle atteint 6, l'investigateur devient fou. Une procédure de Suppression de Connaissances du Mythe permet de faire baisser la Folie d'un personnage.
La résolution des actions passe par le lancer de un ou plusieurs D6 (dont le dé de Folie si l'action peut affecter la santé mentale). Le résultat du dé le plus élevé indique l'issue de l'action, de 1 (à peine réussie) à 6 (réussite parfaite). L'inclusion du dé de Folie permet de relancer un jet de dés non satisfaisant, avec le risque de devoir faire un test de Folie. Si un autre joueur estime qu'il y a une chance d'échec, il lance également un dé et si son dé est supérieur à ceux du joueur, l'action échoue. Les règles prévoient la possibilité de tester une action pour laquelle plusieurs personnes coopèrent ou sont en compétition. Dans la mesure où le combat est considéré comme mortel, il n'y a pas de règles pour cela dans la première édition, l'auteur indiquant que les personnages ont plutôt le choix de se cacher ou s'éclipser. Dans la deuxième édition, le combat, contre un adversaire qui ne joue pas dans une autre catégorie que l'humain, est couvert par la règle des "autres choses" que la recherche d'informations, où joueur et MJ définissent l'action entreprise et ses conséquences avant de jeter le dé.
L'auteur a écrit une extension permettant de s'attaquer à l'univers de Delta Green et il existe des traductions amateur françaises des règles de base et du hack Delta Green. Par ailleurs, l'auteur accorde sur simple demande l'autorisation d'inclure Cthulhu Dark dans un scénario personnel pour le rendre indépendant des autres systèmes de règles.
Derniers ajouts sur cette gamme
Gamme Générale
| Titre de l'ouvrage | Type | Parution | Langue | Éditeur | Support |
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Cthulhu Dark
première édition
Cthulhu Dark Cthulhu Dark se présente sous la forme d'un document soit de 4 pages (au format 10,5 x 29,7 cm), soit de deux pages A4 à imprimer recto-verso avant de plier la feuille obtenue en deux dans le sens de la longueur pour obtenir un livret de 4 pages. Cette version a perdu quelques phrases (par exemple la création de personnage n'inclut plus la recommandation de détailler les passés de l'investigateur en décidant où il a grandi et s'il aime son travail) et connu un déplacement de quelques autres en passant de Stealing Cthulhu à cette version. Après la couverture, les pages intérieures détaillent les règles de Folie et de résolution d'actions. La dernière page apporte quelques précisions sur la façon de déterminer le nombre de dés à utiliser et l'interprétation des résultats, et les questions sur lesquelles chaque groupe de joueurs devra statuer. |
Livre de base | January 2012 | anglais | Thieves of Time | Electronique |
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Cthulhu Dark
deuxième édition
Cthulhu Dark Cette édition de Cthulhu Dark est issue d'un financement participatif en 2017. Une bonne partie de son contenu a été proposé par l'auteur dans une édition limitée préliminaire au financement. Le livre commence avec les titre, crédits, sommaire et une illustration pleine page (10 pages en tout) avant d'aborder la première partie, Player's Section (12 pages). Celle-ci contient des informations de base pour les joueurs, à savoir les règles du jeu. Ces dernières sont d'abord rappelées selon le même modèle que la première édition, sur 2 pages (The Rules), puis revisitées avec plus de détails, exemples et explications. La deuxième partie (Keeper's Section, 40 pages) commence par des conseils au Gardien, d'abord généraux, explorant le principe de l'Horreur Cosmique façon Lovecraft, avant de partir sur des domaines plus précis, l'écriture de scénarios (9 pages), dix moyens de les regarder sous un angle nouveau pour les améliorer (4 pages) et enfin comment les mener face aux joueurs (12 pages). Threats of the Mythos (11 pages) discute ensuite de 17 éléments tirés des histoires lovecraftiennes (de Cthulhu à Erich Zann, de Nyarlathotep aux Rats dans les murs, des Couleurs au Trapézoèdre scintillant) avec pour chacune le (ou les) thème qui le sous-tend, les motifs qui l'accompagnent et un ou deux cadres de jeu à titre d'exemple et d'idée à développer. Plusieurs cadres sont ensuite proposés, chacun commençant avec un plan du cadre physique (Londres, etc.), un guide de noms possibles, quelques professions adaptées, et pour chacune dans quelles circonstances elles peuvent ajouter un dé aux mains des joueurs, et un aperçu de la vie locale (transports, monnaie, etc.) pour aider le Gardien à en rendre l'ambiance, et accompagné d'un scénario.
L'ouvrage se termine avec une série d'annexes (21 pages dont deux d'ouverture du chapitre) et quatre pages vides :
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Livre de base | November 2017 | anglais | Thieves of Time | Papier et Electronique |
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Cthulhu Dark 0
deuxième édition limitée
Cthulhu Dark 0 Cette édition de Cthulhu Dark, prélude à une édition via financement participatif en 2017, a été proposée par l'auteur lors de la convention Dragonmeet le 3 décembre 2016. Elle contient une bonne partie de l'édition finale, mais n'inclut qu'un seul cadre de jeu. Le livre commence avec les titre, crédits, sommaire et une illustration pleine page (6 pages en tout) avant d'aborder la première partie, Player's Section (10 pages). Celle-ci contient des informations de base pour les joueurs, à savoir les règles du jeu. Ces dernières sont d'abord rappelées selon le même modèle que la première édition, sur 2 pages (The Rules), puis revisitées avec plus de détails, exemples et explications. La deuxième partie (Keeper's Section, 39 pages) commence par des conseils au Gardien, d'abord généraux, explorant le principe de l'Horreur Cosmique façon Lovecraft, avant de partir sur des domaines plus précis, l'écriture de scénarios (9 pages), dix moyens de les regarder sous un angle nouveau pour les améliorer (4 pages) et enfin comment les mener face aux joueurs (12 pages). Threats of the Mythos (11 pages) discute ensuite de 17 éléments tirés des histoires lovecraftiennes (de Cthulhu à Erich Zann, de Nyarlathotep aux Rats dans les mûrs, des Couleurs au Trapézoèdre scintillant) avec pour chacune le (ou les) thème qui le sous-tend, les motifs qui l'accompagnent et un ou deux cadres de jeu à titre d'exemple et d'idée à développer. London 1851 (20 pages) présente ensuite l'un des cadres de jeu de la version à finaliser en 2017, avec un plan de Londres proprement dit, une vingtaine de professions pour les investigateurs, et pour chacune dans quelles circonstances elles peuvent ajouter un dé aux mains des joueurs (8 pages), puis un guide de Londres exposant l'état des transports, de la vie courante et décrivant quelques quartiers précis (les docks, Westminster) pour aider le Gardien à en rendre l'ambiance. Enfin Screams of the Children (13 pages) est un scénario prenant pour cadre le Londres de 1851 mettant en scène des habitants ordinaires de Londres, logeant dans une même maison. En rentrant de leur travail un soir, ils y retrouvent une ancienne résidente en détresse. Son époux s'est emparé de l'enfant auquel elle vient de donner le jour et l'a chassée dans la rue, où, ne sachant où aller, elle a repris le chemin de son ancien logement. Le scénario propose cinq investigatrices prêtes à jouer et expose les dessous de l'affaire, avant de présenter plusieurs lieux qu'il sera possible de visiter pour trouver l'enfant et comprendre le but de son père. Le livret se termine sur une Endnote avec les remerciements (1 page) et 3 pages blanches. |
Livre de base | December 2016 | anglais | Auto-édition | Papier |
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Stealing Cthulhu
première édition
Stealing Cthulhu Stealing Cthulhu propose de décortiquer et de piller l'œuvre de Lovecraft afin de mettre en scène des scénarios d'horreur inspirés par le Maître. Pour cela, de nombreux exemples tirés de ses nouvelles et romans sont utilisés et discutés selon quelques grands thèmes et leur utilisation possible en jeu de rôle. C'est donc une boîte à outils qui se destine principalement aux meneurs de l'Appel de Cthulhu ou de Cthulhu, mais aussi plus largement de tout jeu d'horreur. Néanmoins, le système de règles léger Cthulhu Dark est également fourni pour s'affranchir du besoin d'acquérir et d'utiliser un autre jeu. Le texte se présente comme un ouvrage récupéré dans une bibliothèque. Il est en outre régulièrement annoté, commenté, complété voire contredit, sous forme de notes manuscrites au fil des pages, par les remarques de Kenneth Hite, Gareth Hanrahan et Jason Morningstar. Stealing Cthulhu est orienté pour l'écriture de scénarios dans ce que Cthulhu appelle le mode "Puriste", conformément aux récits lovecraftiens. L'ouvrage s'ouvre sur les titre, crédits et sommaire (8 pages). Après l'Introduction (2 pages), Stealing Creatures (2 pages) énonce quelques généralités sur l'utilisation des entités du Mythe et les sources qui leur sont consacrées. Stealing Scenarios (23 pages) étudie ensuite la structure des nouvelles et romans de Lovecraft. Il propose plusieurs exemple de transcription en jeu de rôle, en jouant sur les étapes de l'histoire et l'utilisation des éléments d'ambiance, mais aussi de surprendre les joueurs en mêlant les inspirations. Ensuite c'est Stealing Locations (7 pages) qui met en évidence quelques environnements caractéristiques et leur potentiel ludique. Puis Stealing Patterns (13 pages) s'intéresse à la progression de l'histoire et à la montée de l'angoisse. Creating Investigations (4 pages) discute plus particulièrement des conseils et pièges à éviter en convertissant des thèmes issus de la littérature en scénarios de jeu de rôle, donc interactifs. Ensuite The Investigators (5 pages) prend quelques distances avec Lovecraft, dont les personnages sont décrits comme souvent bidimensionnels, afin de construire des investigateurs intéressants et compétents. Anomalies (5 pages) traite quelques thèmes récurrents des scénarios de l'Appel de Cthulhu, qui sont peu ou pas évoqués par Lovecraft dans ses écrits : adorateurs, combats et rituels. Il est ainsi proposé de rafraîchir ces scènes en mettant en pratique les conseils des chapitres précédents. Stealing Descriptions (13 pages), enfin, se concentre sur l'ambiance et les éléments de description qui peuvent être réutilisés pour renforcer le côté Lovecraftien des parties. Le chapitre le plus long du supplément est The Mythos (90 pages), puisqu'il étudie en détail une quinzaine d'entités du Mythe étendu, y compris les Cthoniens de Brian Lumley. Pour chacune, les thèmes associés sont décortiqués et plusieurs utilisations classiques ou plus surprenantes sont proposées et discutées. Bien entendu, les techniques discutées tout au long du supplément sont mises en application ici. Afterword (1 page) revient sur les thèmes de l'introduction et justifie la démarche de l'auteur. Enfin, les Appendices (11 pages) sont au nombre de trois :
Ce système se veut très narratif, avec une gestion simplifiée de la santé mentale. Quant au combat, il est tout simplement absent : si les investigateurs affrontent une entité surnaturelle, ils périssent. L'ouvrage se termine par les remerciements de l'auteur, notamment aux souscripteurs mais aussi à ceux qui lui ont apporté des idées (2 pages). Notons enfin que Stealing Cthulhu a été publié initialement par pré-commande sur le site Indiegogo en mai 2011. Selon le montant de leur apport, certains contributeurs ont pu recevoir un deuxième exemplaire, en format poche et dépourvu des annotations. |
Supplément de contexte | January 2012 | anglais | Thieves of Time | Papier et Electronique |
Ouvrages recherchés
- Fairyland