Bruno Bord
C'est dans la cour de mon collège que j'ai été mis en contact avec une feuille de personnage pour la première fois. C'était du Star Wars (première édition en VF) et si j'avais déjà fait du Livre Dont Vous Êtes le Héros, j'ai rapidement compris que ce jeu n'avait rien à voir avec ce que je connaissais. On jouait à la pause déjeuner ou le week-end : Star Wars ou l'Oeil Noir.
Au lycée je changeai de groupe de joueurs et de braquet : JRTM, Rolemaster, Shadowrun, Scales... Ah la belle époque du Temple du Jeu, à Bordeaux, boutique aujourd'hui disparue... Et puis... pause. Pendant un peu moins de 20 ans, rien.
Et au détour d'un article sur le site Boing Boing, un lien vers Lady Blackbird, le jeu de John Harper... la claque. J'ai pris 20 ans de progrès dans le JdR d'un seul coup ; je voyais des jeux en une dizaine de pages, complets, jouables, enthousiasmants, inspirants... J'ignorais tout du mouvement narrativiste, du freeform, des "story games". Tellement loin du "crunch" des années 80. De quoi regretter les heures passées à *faire* des personnages à Rolemaster au lieu de jouer avec une feuille de perso qui tiendrait sur un post-it.
Aujourd'hui (juillet 2016), j'avoue une tendance à l'idiosyncrasie : je suis sans arrêt à la recherche de la mécanique la plus suprenante, du jeu le plus court du monde (six-word RPG ?), le plus minimaliste (Roll For Shoes ?), celui qui offre de jouer des personnages qui sortent du classique Donjonverse, bref... Les trucs bizarres (déjà y'a 20 ans, j'avais maîtrisé une partie de Toon et je m'étais procuré un exemplaire de Og, c'était un signe).
Aujourd'hui, je joue moins que ce que j'aimerais, mais j'ai pris beaucoup de plaisir à initier ma fille aînée dès l'âge de 5 ans, à raconter des petites historiettes à l'aide de Story Cubes ou en utilisant un système simplifié de Warrior/Rogue/Mage hybridé de FU RPG (bien sûr). Et elle en redemande. Le lecteur attentif aura remarqué que je dois faire partie de la petite minorité à n'avoir jamais joué à l'ancêtre.
Message à tous : "Faites des trucs !"
Mes contributions comme traducteur :
- FU
- The Black Hack
- Ghost Lines - cf. http://www.onesevendesign.com/ghostlines/ + http://brunobord.github.io/ghostlines-fr/
- Lasers & Feelings - cf. http://www.onesevendesign.com/laserfeelings/ et https://github.com/brunobord/lasers-et-sentiments/raw/master/lasers-et-sentiments.pdf
- Jeu d'Troll qui a remporté le troisième prix dans le concours de jeu de rôle de moins de 250 mots sur le site http://scriiipt.com/
- 140c RPG, un jeu qui tient dans un tweet -- qui a également donné lieu à un mini concours (y'avait rien à gagner) -- voir https://github.com/brunobord/micro-rpg-catalog#140c-rpgs + https://github.com/brunobord/micro-rpg-catalog#le-challenge-140c-rpg
Traduction
| Traduction | Parution | Gamme | Éditeur |
|---|---|---|---|
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FU
première édition
FU Le livre de base de FU s'ouvre en VO sur la couverture et le sommaire et une Introduction présentant le jeu (3 pages pour le tout). La VF débute par titre, crédits et mentions légales, puis l'Introduction (6 pages dont 2 pour cette dernière). Par la suite, le texte VO se décompose en une base occupant la partie supérieure des pages, et des notes, sur la partie inférieure, proposant des exemples, des précisions ou des options. La VF mêle ces paragraphes en changeant simplement de taille de caractère. La VF utilise une mise en page plus aérée, avec de plus des illustrations alors que la VO en est dépourvue, ce qui augmente la pagination sans modifier le texte. Elle propose toutefois en plus des encadrés ajoutés suite à des remarques de joueurs français pour aider à personnaliser le jeu en fonction de l'univers ou de l'ambiance choisis. Les Bases (1 page en VO, 4 en VF) présente le fonctionnement général du jeu. Les options expliquent comment discuter entre joueurs pour déterminer précisément le cadre dans lequel se déroulera l'histoire. Les Personnages (5 pages en VO, 14 en VF) passe en revue les éléments que devra définir le joueur pour son personnage, depuis son Concept et ses Descripteurs, jusqu'à ses Équipements et sa Motivation. Les notes optionnelles précisent comment il est possible de juger si un Descripteur est correctement défini, fournissent les alternatives possibles, suggérant par exemple dans un jeu tournant autour de robots géants de remplacer Body et Mind par Châssis et Pilote. Elles donnent également des indications sur la façon de décrire un équipement, avec un substantif et un adjectif, et de choisir une Motivation. Une page récapitule les étapes de la création des personnages. Action (6 pages en VO, 18 en VF) présente le système de résolution en commençant par le découpage en scènes et en tours. La procédure de résolution proprement dite occupe trois pages, suivies d'une pour la gestion des points de FU. Les notes explorent comment gérer les résultats pour des questions ouvertes, le choix des Conditions et Détails pouvant intervenir, les jets en opposition et diverses options pour les points de FU. Encore une fois, une page récapitule les éléments essentiels de ce chapitre. Le Narrateur (2 pages en VO, 8 en VF) présente des conseils à destination du Narrateur concernant le déroulement du jeu, et des idées pour aider à sa gestion. Les notes incluent également les possibilités d'avancement prévues en règles optionnelles. Le Temple de Tot (Race to the Temple of Tot, 3 pages en VO et 16 en VF, dont 5 pour les pré-tirés et une page blanche) est un scénario d'exemple, de style pulp, mettant les PJ en possession d'une carte du fabuleux temple de Tot en Asie centrale, que veulent également atteindre les nazis. Le scénario démarre alors que les PJ viennent de récupérer la carte. Ils doivent échapper aux nazis, déchiffrer le document, gagner le temple, y pénétrer et trouver la chambre de l'idole qu'il abrite. La dernière page présente quatre personnages pré-tirés prêts à servir pour essayer le jeu. Le document se termine en VO sur deux pages définissant des exemples de qualificatifs pour les quatre Descripteurs (de 13 à 20 par Descripteur), et une feuille de personnage vierge (1 page), et en VF par une fiche de personnage (1 page), la liste des descripteurs (6 pages), le sommaire (4 pages), la liste des contributeurs ayant proposé des variantes ajoutées dans les encadrés mentionnés plus haut (1 page) et deux pages blanches. |
July 2016 | FU | Editions Stellamaris |