G.W. Thompson
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Création et rédaction
| Création et rédaction | Parution | Gamme | Éditeur |
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Chivalry & Sorcery
troisième édition
Chivalry & Sorcery Troisième mouture du système de C&S, cette édition apporte énormément de simplifications et de clarté par rapport aux précédentes versions. Douze gros chapitres sont regroupés dans ce livre de bases.
Le premier concerne la création du personnage. Plusieurs méthodes de créations sont proposées. Historique ou héroïque, aléatoire ou par répartition de points, le choix appartient aux MJ. Dès les premières pages, on retrouve la volonté des versions précédentes de donner de la cohérence aux personnages au sein d'un univers féodal. La classe sociale tient donc une place prépondérante. Les notions de statut social et de lignée sont également présentes. Au final, selon les options choisies, il est possible de déterminer jusqu'au thème astral du personnage.
La deuxième partie présente les vocations et les occupations disponibles. Les vocations sont au nombre de cinq : Warrior, Thieves, Mages, Adventurer et Clergy. Ce sont en gros les classes du jeu. Elles sont ensuite découpées en seize occupations, le choix professionnel du personnage. Une occupation permettra de connaître le coût d'acquisition et d'entraînement des compétences. Le troisième chapitre décrit la méthode de résolution Skillscape. Basé sur système de pourcentage, la résolution s'effectue avec un lancé de D100. Le processus d'acquisition de compétences est décrit en détail et accompagné d'exemples. Skillscape introduit en plus la notion de Crit Die, un dé à dix faces supplémentaire permettant d'évaluer le degré de réussite ou d'échec d'une action. Quatrième section, les compétences. Ce chapitre en présente plus de 250 réparties dans vingt et une catégories (de 'Agricultural' à 'Thievish' en passant par 'Cooking & Inkeeping'). La plupart d'entre elles disposent d'une table associée permettant l'interprétation du Crit Die. De nombreuses compétences portent sur des métiers ou des activités précises, propres au moyen age. Les quelques pages du cinquième chapitre sont dédiées aux marchandises disponibles. Cela commence par une présentation des systèmes monétaires, de mesure et l'argent de départ pour les PJs. Ensuite, de nombreuses tables fournissent les listes de divers biens (de l'assiette en bois au cheval de guerre). La section sur les armes et armures comporte en plus quelques informations sur leur temps de production. En fin de chapitre, les mages pourront même trouver un inventaire de fournitures utilisables pour leurs préparations. En sixième partie se trouve une section de règles sur le mouvement et le temps. Quelques petits tableaux présentent des méthodes optionnelles pour gérer la fatigue des personnages en fonction de leur vitesse de déplacement et de la topologie du terrain. Le chapitre sept concerne les combats. Le système d'initiative fonctionne par points d'action. Chaque belligérant dispose d'un capital de points qu'il peut dépenser en mouvement, attaque, parade et autres actes. Ces règles sont agrémentées de nombreux exemples et d'options (coups critiques, localisations, etc). Les caractéristiques des armes et armures sont fournies en fin de chapitre. La huitième section présente les actes de foi. Très proche du christianisme, les miracles présentés dans cette section ne sont pas applicables à tous les mondes Médiévaux Fantastiques. Une petite introduction fait par ailleurs le point sur l'idée des concepteurs à propos de la religion dans le cadre du jeu. Les miracles sont classés dans sept niveaux de puissance. Le plus bas regroupe les petites cérémonies (baptême, enterrement) et le plus haut permet d'invoquer de grandes puissances (résurrection, miracles divins) Neuvième partie : la magie. Sept modes de magie (ou sous classe) se disputent treize méthodes de magie. En fonction de son choix, un praticien de la magie disposera ainsi de plus ou moins de facilité pour maîtriser les sortilèges d'une branche donnée. Les règles de création d'objet magique, de focus, de conjuration et de gestion de livres de sorts sont expliquées les une après les autres. La section se termine sur une liste de matériaux magiques et de leur propriété. Le chapitre suivant regroupe une pléthore de sortilèges pour chacune des méthodes de magie. Dix niveaux de puissance sont disponibles à chaque fois. L'avant dernière partie porte sur l'expérience et la progression des personnages. Les points d'expérience accumulés peuvent être dépensés pour se perfectionner dans l'utilisation des compétences. Cependant, le total de points d'expérience sert également à évaluer le niveau général du personnage. La méthode présentée encourage un développement homogène antre le niveau de compétence et le niveau du personnage. Plus l'écart est grand entre ces deux valeurs, plus le coût sera élevé pour augmenter ses capacités. Enfin, la douzième et dernière partie donne la liste et les caractéristiques de quelques créatures et animaux. Un dernier détail sur ce livre de base. Il est souvent fait référence à certains ouvrages annexes. Par exemple, le Knights Companion contient les règles de joute, le Sorcerer's companion regroupe les informations sur la création d'objets magiques puissants, le Gamemaster's Handbook propose des système d'adaptation pour les religions, etc. Cependant, malgré ces renvois à d'autres éléments de la gamme, ce livre suffit amplement à se lancer dans une campagne de C&S. |
January 1996 | Chevalerie et Sorcellerie | Highlander Designs |
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Creatures Bestiary
première édition
Creatures Bestiary Ce livre contient "toutes les créatures et monstres dont vous pouvez avoir besoin pour jouer à C&S", affirme la quatrième de couverture. Si on désire résumer son contenu en deux mots, cet ouvrage est à C&S ce que le Manuel des Monstres est à D&D; mais voyons cela plus en détail. Après un petit mot personnel des auteurs et avant le catalogue des monstres, quelques pages d'explication contiennent des considérations fort utiles pour mieux apprécier la suite. Tout d'abord, on trouve l'indispensable "comment lire les trois colonnes de chiffres qui agrémentent chacune des entrées du manuel"; CCAP, Type, et autres abréviations sont rapidement décryptées. Suivent ensuite deux pages traitant de la difficulté d'adapter certains points de règle tels que la localisation des coups ou les effets des blessures à des créatures pesant trois tonnes et recouvertes d'acier, mais aussi, comment récupérer les bouts de monstres ayant quelque valeur magique (la corne de rhinocéros ou les écailles de dragon). On continue avec deux pages sur les difficultés qu'il peut y avoir à taper sur une créature qui vole quand on ne vole pas soi-même. Enfin, s'il fallait rappeler au joueur distrait qu'il n'a pas entre les mains un manuel de monstres pour le D20 System, c'est chose faite avec la dernière page de cette première partie, qui rappelle au lecteur la loi du carré/cube selon laquelle, si la surface d'une créature augmente avec le carré de sa taille, son poids augmente avec le cube, ce qui ne manque pas de poser moult questions quant aux limites de la biologie si l'on considère la putativité existentielle de la gente draconique, pour ne parler que d'elle. Bref, les auteurs, dont l'attachement au réalisme est réputé, s'excusent platement auprès de leurs lecteurs, assurément non moins attachés à ce même réalisme qui reste toujours le principal argument de C&S, des entorses aux lois physiques qu'a demandé la présence de bestioles gigantesques, agiles et capables de voler pour les pires d'entre-elles. Les deux cent trente pages restantes sont constituées de l'impressionnante énumération de ces "créatures et monstres dont vous pouvez avoir besoin", du singe (Ape) au Yéti (pour les connaisseurs surpris, le célèbre Zombie se trouve sous la rubrique "Undead"). Contrairement à son homologue Dédé-esque, les descriptions insistent tout de même bien plus sur les aspects sociaux, l'habitat ou les moeurs des créatures que sur la taille et la nature du trésor sur lequel elles attendent patiemment assises qu'on vienne les en priver. Mieux, certains animaux, comme le pigeon voyageur (1 pt de vie, armure de plume et pas grand'chose de bec pour se défendre), sont abordés via l'utilisation qu'on peut en faire pacifiquement (le pigeon peut remplacer le téléphone). Les passages sur les chiens, les animaux de bât ou encore les différentes sortes de chevaux apportent ainsi d'appréciables informations (et leur dose de chiffres et de formules, bien sûr). Mais la plus grosse partie du supplément est tout de même la mine de trolls (des forêts, des cavernes, à une ou deux têtes), de géants de toutes tailles, de démons (à cornes, à griffes ou à généreuse poitrine), de squelettes putrides ou de dragons rouges, verts, bleux, gris métallisés avec sortilèges de série ou en option qu'il recèle, tous et toutes se bousculant dans la tête du MJ pour fondre en premier sur les aventuriers. |
October 1997 | Chevalerie et Sorcellerie | Highlander Designs |
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Game Master's Handbook
première édition
Game Master's Handbook Ce supplément, s'il n'est pas un élément essentiel de la gamme de C&S 3e Edition, renferme tout de même une foule d'informations utiles pour la mise en place d'une campagne. Au cours des huit chapitres qui le composent, le MJ trouvera de nombreux conseils et références plus ou moins importants pour la maîtrise d'une partie.
"The art of Game Mastering" est le titre du premier chapitre. Il explique entre autres le rôle du MJ, comment mettre en place de bonnes parties, par quel moyen rendre un scénario intéressant, etc. Si la plupart des conseils, donnés dans la vingtaine de pages qui compose cette section, sont axés sur C&S ou le genre Médiéval Fantastique, certains peuvent cependant s'appliquer à tout type de jeu (recommandations sur le thème, l'atmosphère, l'improvisation...). La deuxième partie "Game Mastering Chivalry et Sorcery" s'étend sur certains points de simulation. Le système Skillscape présenté dans le livre de base est ainsi approfondi. Quelques règles sur l'intoxication, la nourriture et les maladies font également leur apparition. De la même manière, certains éléments du combat sont passés en revue. Troisième chapitre : "Creating NPC and Monsters". Le MJ trouvera ici quelques éléments pour créer des PNJs rapidement. Des tables regroupant les profils des cinq vocations de base à différents niveaux (de 1 à 21) permettront de définir rapidement les caractéristiques d'un chevalier errant ou d'un bandit de grand chemin. En parlant justement d'univers de jeu, "Campaign Worlds for Fantasy Roleplay", le chapitre suivant, se propose de jeter quelques bases pour simuler une société médiévale. Ainsi, on peut trouver des conseils pour la cartographie d'une région, la description de quelques types de terrains, etc. Quelques tableaux permettent de gérer la démographie d'une zone en proposant une répartition de la population en fonction des types de terrain et de culture. Le chapitre continue en décrivant quelques types de gouvernement. La cinquième section "Creating a Medieval World for Fantasy Roleplay", contient tout un tas de références expliquant le fonctionnement du féodalisme. Cela commence par un petit historique de l'évolution de la société moyenâgeuse, de 550 à 1450. Vient ensuite un tableau de référence comprenant la description de différents types de domaines (avec surface et habitants). Politique, droits, hommages, justice et quelques autres sujets sont ensuite abordés avant de terminer sur une liste de différents métiers avec leurs revenus correspondants. Que serait une campagne médiévale sans châteaux ? "The Medieval Castle" se propose de détailler presque tous les éléments composant un château. A grand renfort de schémas et de plans, cette partie nous fait visiter un château normand et fournit les tables de construction (en jour/homme) pour les divers éléments d'une forteresse. La composition de quelques châteaux (présentés succinctement dans le chapitre précédent) est également fournie. La septième partie, "Experience", aidera le MJ à affecter les points d'expérience aux joueurs en fonction de leur qualité d'interprétation, de leurs actions et de leur vocation. Enfin, le dernier chapitre, "The World of Tannoth", propose un monde clé en main. Cet univers est bien évidemment un monde féodal, ou existent nains et elfes. Petite particularité, la carte de Tannoth n'est autre qu'une représentation de l'Europe et du bassin méditerranéen. Une vingtaine de pays se partagent le terrain. L'histoire du continent et la présentation sont réduites au minimum mais peuvent servir facilement de base de travail pour un développement de grande envergure. Un index et une fiche de personnage de trois pages viennent compléter ce supplément. |
January 1997 | Chevalerie et Sorcellerie | Highlander Designs |