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Ultime Vengeance 3D
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Ultime Vengeance 3D
Ultime Vengeance 3D
Je joue à Ultime Vengeance 3D depuis plusieurs années maintenant, environ depuis la sortie du kit de démo. Et très franchement : ce jeu m’a retourné la tête. Pas seulement parce qu’il propose des scènes d’action explosives et des répliques qui claquent (quoique), mais parce qu’il a bouleversé ma façon de voir le jeu de rôle.
Je ne me considère pas comme un expert en JdR. J’ai joué à une petite poignée de jeux : les incontournables Donjons & Dragons et Pathfinder, et plus récemment des jeux comme Loup-Garou, Mage et Vampire. Si vous connaissez ces titres, vous devinez sans doute l’angle d’approche que j’avais en tant que joueur : narration sérieuse, gestion de capacités précises, évolution de personnage sur le long terme… bref, des cadres de jeu classiques, très riches certes mais également très “académiques”. Et puis Ultime Vengeance 3D est arrivé. Et là, tout a changé, j'ai évolué.
La fiche de personnage tient presque sur un ticket de cinéma : deux caractéristiques (Cran et Script), ainsi que des Capacités Spéciales et l'accès à des Coups de Pouce. C’est simple, c’est fluide, et surtout ça encourage les idées folles tout en donnant des exemples.Les mécaniques sont volontairement minimalistes : on joue pour la scène, pour l’impact, pour l’effet dramatique. Les instincts du joueur de med-fan traditionnel résistent un peu au début (“Pourquoi on s’en fiche que mon attaque ait échoué ?!”), mais on comprend vite que rater, ici, c’est d'abord un bonus pour le personnage (Premier Rôle) mais c'est aussi une occasion en or de faire rebondir le film. Créer du fun, c’est le but. Le loot, la survie, tout ça n'a aucun intérêt.
Ce que j’ai découvert avec UV3D, c’est qu’on n’est pas juste là pour faire ce que notre fiche nous autorise : on est là pour inventer. L’imagination devient une arme, les caractéristiques et Capacités deviennent des munitions pour déclencher les scènes les plus absurdes, les plus drôles, les plus “cinématographiques”. J’ai mis du temps à le comprendre, mais une fois que c’est intégré, tout s’ouvre. J'ai l'impression que je regardais le jeu de rôle à travers un microscope ; aujourd’hui, je le vois avec plus de recul, plus de liberté, et une palette bien plus large.Le changement de paradigme est total : ici, le danger ce n’est pas de mourir, c’est d’ennuyer. Ultime Vengeance 3D n’a que faire du réalisme ou de la logique narrative traditionnelle. Ce qui compte, c’est l’intensité de la scène. Et tout le monde autour de la table a le pouvoir de faire basculer l’ambiance — avec une idée, une ligne de dialogue, une cascade insensée. Mais si personne ne le fait, le jeu devient fade et partira dans les “travers” des jeux plus classiques. Heureusement le jeu fait confiance aux joueurs pour en faire trop : il suffit d'une personne avec une idée pour redonner de la vitalité à la partie.
J’ai fait jouer ce jeu à des amis et en salon. Deux groupes totalement différents, et à chaque fois, l’alchimie a pris. Ils se sont facilement fondus dans les mécaniques du jeu (modulo, bien sûr, quelques petits réflexes des autres jeux). Le verdict ? Soirées hilarantes, bons souvenirs, et des envies de recommencer rapidement.
En résumé
Ultime Vengeance 3D, ce n’est clairement pas le jeu pour faire du roleplay introspectif ou gérer un royaume sous la montagne. C’est un jeu pour péter des portes, venger votre chat assassiné par la mafia et balancer des punchlines pendant que la caméra tourne en slow-motion.C’est un jeu qui transforme le joueur, qui libère l’imaginaire, et qui rend plus concrète que jamais la citation :
« Tout ce que l'esprit de l'homme peut concevoir et croire, il peut l'accomplir. »
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