Tellement geek
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1 critiques · 1 gammes
DragonDead
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DragonDead
DragonDead
Alors que c’est le hasard qui m'a fait découvrir la page des éditions Etherna, puis DragonDead, c’est vraiment en lisant le livre de base que j’ai vu à quel point DragonDead était différent. L’univers ! Un manuel qui se lit comme un roman (et on comprend mieux ensuite les livres qui en découlent…), des règles basiques et simples, des races originales, un système de guildes/métiers innovant et des illustrations qui déchirent, font de ce manuel un super objet, agréable à lire. Et le tout petit plus qui fait une différence, le marque-page cousu au manuel !
Il est temps de rentrer dans les détails et voir de quoi il est question :
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Un objet d’aspect réussi, couverture rigide, illustration qui en jette, marque-page cousu, au premier regard, ce livre attire, on a envie de le prendre, de le manipuler, il s’ouvre bien, reste sur la page ouverte, du papier brillant de qualité, une mise en page soignée… Ajoutez à cela une superbe carte du monde et un très beau paravent…Ca commence super bien !
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Après un sommaire qui nous met en appétit, la présentation du jeu de rôles en générale (on y coupe rarement, on ne sait jamais, si c’est votre premier…), on tombe sur 3 pages qui font un rapide résumé du monde, des guildes et du système (UD6) et c’est parti pour la découverte de l’univers : on commence par l’histoire, à travers les Chroniques, qui raconte l’histoire en cours chapitres, de tout ce qui s’est passé de la création du monde jusqu’à l’âge d’Etherna. C’est épique et houleux et nous met bien dans l’ambiance de cet univers qui est clairement divisé en 2 : les pro-Dieux et les pro-Dragons. Cette dualité est bien présente et tout découle de la grande guerre qui eu lieu entre les Dieux et les Dragons. Des grandes guerres à l’unification contre la menace qui ravage maintenant le monde, La Fièvre noire !!! Et puis vous allez pouvoir lire ensuite Les Légendes, un super chapitre écrit comme un roman pour entrer encore plus dans l’histoire d’Etherna. Comme un très bon roman, c’est prenant, et si je vous dis qu’il y a en plus des livres dans le même univers (écrit par Anne Muller, celle-là même qui participe au JdR) comme moi, il y a d’énorme chance pour que vous vouliez compléter votre lecture avec ces ouvrages. Plus de 20 pages que vous n’allez pas lâcher, avant d’arriver à la partie « technique » du jeu, c'est-à-dire la partie création de personnages et règles à proprement parler. Autant vous dire que ce n’est pas la partie la plus grosse du manuel et, en fait, c’est tant mieux ! Elle est suffisante pour en faire un très bon JdR mais, clairement, c’est l’univers poussé qui fait de ce JdR un jeu à part. La création se résume au choix d’une race, d’une ethnie, d’une guilde, de compétences, d’avantages et désavantages et des traits.
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Les races : elles sont au nombre de 5 et à part les humains, on a 4 races originales : les Araks (clairement associés aux araignées, avec 4 paires d’yeux, la possibilité de tisser de la toile), les Draconien (aspect clairement descendant des dragons), les Phytes (peuple faisant penser aux arbres, avec de la peau qui ressemble à de l’écorce) et les Zéphyrs (ce qui se rapprochent le plus des elfes). Alors, il y a encore plein de subtilités avec les races, les bonus de caractéristiques ; leur compétences, leurs dons, et pour chaque race une double page de spécificités (physionomie, alimentation, croyances et les différentes ethnies). Vous aurez le choix et autant vous dire que vous aurez envie de toutes les essayer !!
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Les guildes : le monde de Etherna est régie par les Guildes (qui font la politique, les intrigues, qui menacent, complotent…), et de la guilde que vous allez choisir découlera votre métier. Pour chaque Guildes, 3 métiers découlent. Ce sont bien sûr 3 métiers qui sont une base, rien ne vous empêche de faire vos propositions (c’est quand même le principe du JdR, que tout peut être ajusté, amélioré, changé…), mais avec près de 40 métiers, le choix est bien là…
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Les traits : parce que votre personnage n’est pas que des chiffres, vous pourrez affiner avec une personnalité, des qualités et des défauts, un passé, une identité…un background, qui donne corps au personnage que vous voulez jouer.
Il est temps de parler du système, un chapitre d’une dizaine de pages seulement, regroupant les bases, le combat, le mental et les essences (la magie). Un système simple à mettre en place et qui laisse une place pour le joueur de choisir les innés et compétences pour mener à bien ses actions. Un vrai plus, surtout pour les débutants, qui vont peut-être tâtonner au début, mais qui laisse une vraie liberté au joueur, qui va tendre à « s’impliquer » plus et une fois le système bien pris en main, tout devient vite très fluide. Et le roleplay est mis en valeur dans le jeu, ce qui est appréciable par les joueurs ET le maître du jeu (qui s’appelle ici Maître des Ames).
Il y a aussi un chapitre sur le mental : les expériences traumatisantes peuvent jouer un rôle. Je ne connaissais pas de jeu qui le prenait en compte à part peut-être L’appel de Cthulhu. Et puis il y a l’Essence aussi, qui est une composante des personnages et qui peut se voler… Et ouais…
Pas de jeu de rôles sans magie, et ici ce sont les Arcanes. Avec les composantes, la gestuelle, les effets… Tout ce qui fait que la magie sera simple à jouer, à décrire et à interpréter… Fun en somme !
Suit un énorme chapitre Atlas, qui fait de cet univers un monde complet. Une quarantaine de pages qui vont vous décrire des lieux importants, des régions, mais aussi des villes, des lieux de légendes, de quoi inspirer tout MJ qui se respecte, et qui complète un univers vraiment travaillé.
Comme vous pouvez le voir, c’est un manuel bien complet que nous donne à lire les éditions Etherna. Ce DragonDead n’est pas un manuel plein de règles indigestes, que vous n’utiliserez pas, mais qui table plutôt sur des règles simples, facilement assimilables et utilisables, surtout par des débutants. Mais ce qui fait la force de ce jeu, c’est le roleplay qui est clairement mis en avant pour les partie de jeu, ainsi que son univers : je le redis, mais c’est un vrai point fort, il est original, cohérent, fouillé et travaillé, et pourtant on sent que les auteurs en ont encore sous le pied.
J’aimerai aussi vous inviter vivement à vous tourner vers les romans d’Anne Muller, Les Chroniques de Shaa’l, qui sont de très bons compléments au jeu. Comme elle a participé à l’écriture de ce JdR, c’est super cohérent. Et quand vous allez mettre le nez dedans, vous aurez encore plus envie de jouer à DragonDead…
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