Collection
1 ouvrages · 1 gammes
Aucun ouvrage ne correspond à votre recherche.
Critiques
3 critiques · 3 gammes
Mythras
1
Mythic Rome
Mythic Rome
Mythic Rome est l'adaptation au système Mythras du supplément Rome : The Life and Death of the Republic paru en 2009 pour BRP chez Alephtar Games / Chaosium.
Il s'agit certainement du livre de jeu de rôle le plus complet disponible sur la période de la Rome républicaine, voire sur toute la Rome antique (même s'il ne couvre que très peu l'Empire). En matière de documentation historique, ce supplément tient le haut du pavé y compris face à des livres de base comme Praetoria Prima ou Requiem for Rome. La vie dans la cité éternelle y est méticuleusement décrite et répertoriée sous tous ses aspects pour former une mine de background impressionnante. Le tout est émaillé d'extraits d'auteurs latins qui illustrent parfaitement le propos en nous plongeant un peu plus dans la réalité de l'époque - le texte a d'ailleurs été écrit en collaboration avec un docteur en lettres classiques.
L'énorme avantage du livre est son extrême clarté et son organisation sans faille. J'ai connu des suppléments où on perdait 10 minutes en cours de partie à retrouver la moindre information, à cause d'une table des matières trop vague, de titres de chapitres métaphoriques et abscons, de sujets abordés à des endroits illogiques, etc. Mythic Rome, lui, est découpé de manière tellement académique et sans fioriture que la recherche devient très facile.
Ce catalogue historique très complet se double d'un guide de jeu assez riche pour inspirer vos parties romaines dans quelque univers que ce soit, avec des propositions de thèmes de campagne et 100 idées d'aventures allant de la politique à la course de chars en passant par la légion et bien d'autres. Ne jouant pas avec le système Mythras, je ne jugerai pas sur la pertinence de Mythic Rome au sein de la gamme, mais il faut savoir que le système est présent par minuscules touches dans le livre et ne gêne absolument pas si vous ne venez pas pour ça.
Pour finir, je ne mets pas 5 à cause de quelques défauts. Les illustrations sont assez moches (sauf celle de couverture) et n'ont pas facilité plus que ça mon immersion dans l'époque. Le texte, purement didactique, est relativement dénué d'humour et manque d'un souffle épique (ou mythique, justement) qui conviendrait bien à la période. Enfin, n'achetez pas ce livre si vous possédez déjà Rome : The Life and Death of the Republic car 99% du contenu est le même. Je me suis fait avoir bêtement ; c'est assez peu honnête que rien sur les plateformes RPG en ligne ni en quatrième de couverture n'indique qu'il est déjà paru sous un autre nom il n'y a pas si longtemps.
Project : Pelican
1
Project Pelican
Project Pelican
J'ai beau adorer le background de Project:Pelican, je ne peux malheureusement pas mettre plus de 3 à cette deuxième édition en comparaison avec l'originale.
One shot oblige, le jeu est intimement lié à son histoire principale, à cette cavale que vont vivre les personnages au cœur des États-Unis des années 70. Le livre de la première version se suffisait à lui-même et contenait logiquement cette campagne, avec des scénarios certes pas toujours aussi étoffés qu'on l'aurait voulu, mais qui avaient le mérite d'être bien présents.
A ma grande surprise, la nouvelle édition ne contient pas une once de cette trame centrale ni le moindre petit début d'aventure, juste des allusions plus ou moins vagues à des complots épiques censées faire saliver le MJ... qui devra patienter plusieurs mois, puisque la campagne Dark Side qui fait tout l'intérêt du jeu ne sortira pas, d'après ce que j'ai compris, avant la rentrée 2016. Seul l'écran de jeu vendu séparément est accompagné de deux scénarios qu'on ne qualifiera pas d'introduction puisqu'ils sont censés se dérouler à n'importe quel moment des tribulations des PJ.
Non seulement c'est très moyen au niveau budget puisqu'on se retrouvera au final avec un jeu en deux livres au format plus petit et qui coûtera au bas mot deux fois plus cher que l'édition précédente, mais cela introduit aussi potentiellement des failles narratives puisque le MJ qui aura fait jouer les scénarios de l'écran pendant l'été va se retrouver à devoir faire une sorte de reboot quand la campagne sortira puisque celle-ci est censée commencer au tout début de l'épopée des personnages, avant même qu'ils posent le pied sur le sol de San Francisco où se déroulent les scénarios de l'écran.
Quant à la refonte du système de jeu Systotem au profit du standard dK, elle n'était à mon avis pas indispensable. Même si quelques imperfections ont été corrigées, il semble s'agir plus d'une exigence due au changement d'éditeur que d'une réelle nécessité. Le système s'est un peu grobillisé au passage avec des actions multiples qui n'existaient pas auparavant, des pouvoirs de chaman plus puissants et une présence de la magie plus tonitruante et affichée (oiseaux-tonnerre, wendigos) là dans la première mouture elle était volontairement et explicitement très subtile et ambiguë, des mots même de l'auteur dès les premières pages du livre.
Pour résumer, là où Project Pelican premier du nom mettait le contexte historico-culturel et la storyline au cœur du jeu avec une petite couche de règles autour, cette nouvelle édition semble à l'inverse d'abord dirigée par les systèmes, ce qui à mon avis lui fait perdre en poésie, en mysticisme et au final, en charme, d'autant que le livre de base a été vidé de sa substance narrative.
Vampire : la Mascarade
1
New Orleans
New Orleans
Un des premiers "By Night" sortis au début des années 90, New Orleans souffre des maux typiques des anciennes productions White Wolf. Informations très importantes cachées aux fins fonds de la description d'un personnage, caractéristiques des PNJ parfois complètement farfelues et illogiques, artworks pas toujours beaux et sans rapport voire en opposition avec les descriptions écrites.
Le décor de la ville est assez bien planté mais fait preuve de trop de verbosité à certains endroits (2 pages et demi décrivant *tous* les cimetières de NO... really ?) et mériterait plus de détails sur d'autres (beaucoup de choses se passent aux docks mais leur localisation n'est pas expliquée). Les cartes sont petites et avares en informations utiles et se munir d'une vraie carte de la ville parait indispensable pour que les PJ ne soient pas trop paumés.
Au chapitre des PNJ, le classement très scolaire des vampires par clan est pratique mais n'incite pas à se plonger dans New Orleans By Night comme dans un "vrai" livre. Au sein d'un même clan, il y a de la redite d'information d'un personnage au suivant comme si deux auteurs différents ne s'étaient pas concertés. D'un point de vue utilitaire, un nombre trop élevé de personnages sont soit hors de la ville (émigrés ailleurs ou de passage seulement une fois par an pour Mardi Gras) soit en torpeur ou cachés, ce qui les rend quasi incroisables par les PJ sauf si on échafaude un scénario entier autour d'eux. Et d'ailleurs, certains PNJ sans grande substance justifient uniquement leur existence dans la partie Characters parce qu'ils sont dans le scénario qui se trouve à la fin du livre. Bizarrement, les autres créatures surnaturelles présentes en nombre dans l'agglomération n'ont quant à elles droit qu'à un traitement très superficiel qu'il faut glaner au fil des pages dans un peu tous les chapitres.
Le scénario est par ailleurs plutôt une bonne surprise ; les auteurs ont contourné l’écueil de l'aventure linéaire en proposant des tranches d'histoire qui peuvent se jouer dans un désordre relatif. On ne s'attarde pas sur des détails sans importance qui pourraient coincer le Conteur dans une narration étriquée - au contraire, on sent que les lignes ont été espacées pour laisser à ce dernier beaucoup de latitude d'interprétation. Le scénario est tout à fait jouable par des vampires nouveaux-nés ou venant d'arriver dans la ville. Dommage que la fin ait tendance à "jump the shark" dans le type de créatures rencontrées.
A l'arrivée, New Orleans By Night n'a malheureusement pas l'étoffe d'un Chicago, *le* By Night de référence de l'époque. On a l'impression d'une cité dont la vie vampirique ronronne un peu, avec ses méfiances et ses petits secrets mais rien d'extraordinairement excitant. Au-delà du scénario, les pistes narratives sont souvent anecdotiques et manquent d'ampleur. Le MJ devra pas mal travailler pour ajouter un peu d'épique à la recette - l'ouragan Katrina (qui a eu lieu juste après la sortie de l'autre supplément New Orleans, celui de Requiem) pourrait être l'occasion d'impulser plus de drame dans une chronique s'y déroulant.
Le supplément s'en sort pourtant honorablement, sans doute sauvé par la richesse culturelle et historique de la Nouvelle Orléans elle-même qui en fait de toute façon une terre d'occulte propice aux histoires sombres et boueuses comme les eaux du Mississippi.
Aucune critique ne correspond à votre recherche.