william mac bullet
Critiques
3 critiques · 1 gammes
COPS
3
Amitiés de Los Angeles
Amitiés de Los Angeles
Un 1er supplément à nouveau très dense, sorte de guide pour joueur ou meneur, décrivant les différents quartiers de la Cité des Anges et faisant le point sur les activités criminelles en général et les factions en présence.
Le descriptif de LA est vraiment très complet, offrant un panorama impressionnant sur les différents quartiers et leurs spécificités, à posséder pour bien s’imprégner des différentes ambiances et bien s’approprier la mégalopole.
Concernant les forces en présence c’est du lourd également, on regrettera simplement que ces informations se retrouvent pour la plupart à nouveau disséminées presque telles quelles dans les différents ouvrages de cette 1ère saison. Néanmoins, tout est exploitable tel quel, ce qui renforce l’intérêt de ce 1er supplément et le rend quasi indispensable.
Le scénario, quant à lui, présente un aspect qu’on retrouvera dans la plupart des intrigues de la 1ère saison : une double enquête assez complexe. Celle-ci, mettant en scène des personnages influents, a une fin ouverte et permet au MJ de l’intégrer à la storyline.
L’enquête est conséquente et demande pas mal d’investissement. J’aurai préféré malgré tout bénéficier d’un début de campagne ou d’un scénario plus axé directement storyline, il convient dès lors de piocher dans les 10-18 et les LAPD Blues pour mieux cerner l’évolution de l’univers.
En définitive, un excellent supplément malgré tout car il offre un cadre de jeu complet en terme de lieux et protagonistes. A mes yeux : essentiel pour tout MJ.
COPS
COPS
Que dire de COPS si ce n’est qu’il s’agit pour moi d’un des tous meilleurs jeux que j’aie eu en ma possession.
D’abord dubitatif sur le projet, l’investissement dans le jeu fut à l’origine d’un pari, que je n’ai jamais regretté d’avoir fait (masteriser toute la première saison si on me l’offrait).
Une fois le matériel entre les mains, la première impression par rapport à la maquette et à l’aspect graphique fut que c’était (et demeure) vraiment un bel objet : un vrai beau livre de base.
Bien dense, bien illustré, avec même quelques pages en couleur du plus bel effet. Personnellement, je suis vraiment rentré dans l’atmosphère graphique du jeu, j’ai adhéré tout de suite. Ce livre « en jette », il donne envie, il inspire. J’ai de plus trouvé les 2 cartes couleur belles et pratiques, suffisantes pour jouer et bien appréhender la géographie des 2 entités : LA et la Californie.
Univers
L’action de COPS se situe en 2030, soit pas bien longtemps après nous. D’aucuns diront : ce n’est pas assez loin, le monde est trop actuel, en plus on a l’impression que les technologies n’ont pas beaucoup évolué.
C’est plutôt vrai : ce jeu n’est pas futuriste, c’est un jeu policier lorgnant vers l’anticipation. Ce parti pris a certes déçu certains, personnellement il ne m’a pas choqué. Au contraire ce qui m’a plu c’est la manière dont étaient présentées la science et les évolutions ; et le fait qu’au quotidien, les joueurs soient au cœur de ces évolutions.
Le monde reste profondément contemporain et pour moi c’est plutôt un bon point pour un jeu de flics. En gros, pas besoin de forcer pour trouver une amorce de scénario ou une idée de campagne, en plus des films ou d’excellentes séries TV.
Certains ont trouvé le background peu cohérent, je dirai simplement que, si j’en ai récupéré une bonne partie, j’ai adapté ou simplement mis de côté ce qui ne me convenait pas, que ce soit pour l’historique ou les factions. L’avantage que présente COPS c’est la profonde diversité de ce qu’on peut y faire, tant au niveau des thèmes que des motivations.
J’aime particulièrement ce côté science décomplexée, souvent dévoyée, cet environnement proche à l’extrême des déviances déjà présentes dans la société et qu’on a juste à pousser un peu. Là encore, je trouve qu’on est bien dans le thème.
La LA décrite est extravagante à souhait et cette république de Californie toute nouvelle et à construire constitue à mon sens un très beau cadre. Il y a beaucoup à faire, pour peu qu’on accroche bien entendu, et qu’on fasse le tri de tout ce foisonnement d’infos. De plus, tout le quartier de Downtown est décrit en détails, ce qui fait qu’on peut débuter tranquillement avec les « à côtés » du central.
Les descriptions sont conséquentes, bien écrites et offrent de bonnes bases pour débuter.
Le quotidien des flics et toute la partie sur le LAPD constituent une bonne présentation également, et montrent bien l’univers des COPS et les problématiques que les personnages vont rencontrer.
Les nouvelles sont nombreuses, pas toutes du même niveau, mais elles contribuent grand même grandement à poser l’ambiance. De plus j’ai apprécié la description des flics en début de chapitre (illustration + nouvelle) : je me suis servi de presque chacune et certains personnages sont devenus importants dans « mon » LA quotidien.
L’aspect storyline a aussi été déterminant dans mes objectifs de jeu. En ne restant que sur la critique de ce seul ouvrage, je dirai simplement que ce qui en est dit donne envie et motive. L’univers en mouvement perpétuel est un thème moteur de COPS et est pour ma part bien amené.
Système de jeu
C’est vrai que c’est dense, que ça ne semble pas simple au premier abord mais si on n’en garde que l’essentiel, je trouve que c’est bien adapté. COPS bénéficie d’un système qui lui est propre, avec des options créées pour lui (poursuite, attitude). Je ne suis pas un amateur de règles, je le reconnais, je n’en utilise que le corpus le + simple, mais avec à mon actif de nombreuses parties masterisées, je trouve qu’il remplit bien son office.
Le système de progression respecte également le côté « jeu d’ambiance », il est réduit à sa plus simple expression et ne constitue pas un attrait primordial, c’est pour moi ainsi qu’un jeu de flics doit être abordé. Les personnages progressent (compétences, attributs, stage) mais les côtés enquête et rôle play (+ storyline) sont mis au diapason plus que l’aspect technique.
Si un aspect du jeu devait faire baisser ma note, ce serait certainement la disparité des textes d’ambiance et des nouvelles. Certains sont excellents, d’autres nettement moins bons. Cela est certainement du à la diversité des auteurs et à leur propre sensibilité.
L’utilisation de termes d’argot bien américain – voire ethnique – (qui met pourtant dans le ton) rend certaines lectures désagréables, et leur donnent parfois un côté « m’as-tu vu » et prétentieux.
Certaines opinions sous jacentes (tout à fait honorables et auxquelles on a envie d’adhérer selon toute bonne logique) font également parfois de ces lectures un moment pénible. On est effectivement assez grands (et en présence d’un jeu pour public relativement averti) pour qu’on ne vienne pas nous dire, avec des textes redondants et interminables, au style parfois ampoulé et maladroit, à quel point la vie est moche et injuste.
Le côté glauque finit par lasser autant que le manque de nuance dans l 'écriture.
C’est d’autant plus malheureux que ce livre est globalement super bien écrit, et par des gens d’un talent reconnu, avec de belles idées.
Autre bémol : le scénario indigeste et peu intéressant, que je déconseille en introduction. Par contre il m’a permis de bonnes choses par la suite, par ce que je l’ai entièrement retravaillé… Sinon il est vite à oublier, ce livre de base permet de bien meilleures choses. Reste que c’est également dommage par rapport à la qualité globale de l’ouvrage.
Malgré tout, mon affection naturelle pour ce que je considère comme un pur bijou d’univers et de jeu à la française m’empêche de mettre un note inférieure à 5. C’est subjectif mais assumé : j’adore ce jeu, et je suis loin d’en avoir exploité toutes les possibilités au bout de 9 belles années…
Ecran
Ecran
Accompagné d’un livret plutôt bien fait et dense côté matériel, ce fort bel écran se révèle bien évidemment le complément obligé du meneur.
Un écran à l’illustration superbe, qui met bien dans le ton du jeu, avec quelques private jokes dans les photos des suspects… auxquelles je reprocherai juste un photo montage : celui où la jeune fille se fait ardemment besogner dans un coin de ce bel écran. Non par puritanisme, mais parce que je suis un papa rôliste et que si mes enfants sont dans le coin, il faut que je trouve un moyen pour masquer l’image. C’est donc un peu dommage d’avoir un si bel écran et de devoir bidouiller pour s’en servir…
Derrière cet écran bien cartonné et donc à l’épreuve de la plupart des exactions des joueurs, les tables diverses et variées qui vous récapitulent ce dont vous avez besoin au cours de la partie. Personnellement l’ensemble me convient bien.
Le livret est composé d’une partie sur le système juridique californien. C’est là que je trouve que cet achat est le complément idéal : c’est clair et bien qu’un peu aride, ça remplit bien son rôle. Bref, ça amène cette touche de réalisme un peu froid qui ramène nos COPS aux réalités de la justice et de leur travail.
On y trouve également un scénario que je trouve excellent, qu’il faut peut-être attendre un peu avant de jouer, des joueurs ayant de la bouteille ou un background solide devraient apprécier. Je l’ai trouvé intéressant, bien construit et très équilibré dans les scènes, de bien belles heures de jeu (et de suspense) en perspective.
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