MATHIEU MARGER
Critiques
1 critiques · 1 gammes
Subabysse
1
Atlas
Atlas
Tout d’abord, le support, c’est du costaud, prévu pour durer. La couverture semi rigide, et les pages bien épaisses comme on les aime sont plaisantes, et rassurent après un plug and play qui faisait figure d’impression de journal de lycée. Malheureusement, pour moi, c’est bien le seul avantage qu’a ce supplément.
Il s’agit bel et bien d’un Atlas nous proposant un tour d’horizon des différentes nations, sans rentrer dans le moindre détail croustillant. Il fait très bien son travail… Sauf que la totalité de ces informations, de par leur écriture et leur profondeur si j’ose dire, auraient pu très largement être inclus, AURAIENT DU, être inclus dans le matériel de base afin de l’étoffer, de le rendre solide. En effet, après lecture du Livre de Base, comme tout le monde, au chapitre présentant l'univers. Je suis resté autant sur ma faim qu'un Somalien en période de Famine. Après lecture donc du dit supplément, j'ai eu l'impression d'avoir perdu 18 euros, et avoir eu dans mes mains un JDR produit par EA GAMES. Tout simplement parce que toutes les informations données dans ce supplément auraient dû être contenues dans le LDB, et qu'au moins 10 à 20% de son contenu est déjà dans ce dernier. Nous proposer un encadré mangeant un tiers de page énumérant seulement une vingtaine de cités, leurs populations et plus ou moins leur activité principale, pourquoi pas. C’est un Atlas après tout. Mais encore une fois, cela ne mérite pas un supplément.
Deux pages par nations, le reste étant un ZOOM sur la carte (fournie, donc franchement vu le format de cette dernière il faudrait être une taupe pour ne pas pouvoir s'y repérer) et une illustration soit resucée du LDB, soit qui n'en dit pas grand-chose sur la nation en question. Par exemple, la Sumérie est gratifiée d’un joli artwork intitulé « les ruines datant des infidèles », constituée d’un reste d’immeuble sans architecture particulière, un gros rocher couvrant un bon quart, et voilà. Quid de l’habitant typique ? De l’architecture Sumérienne, ou encore d’un élément distinctif se démarquant du lot ? Passez votre chemin. Il en va de même pour le GMS, qui lui n’a qu’une photographie photoshopée de banquise, intitulée « le Mt Limmial (2157m) sur l’île de Valmor. Très utile pour un jeu se passant essentiellement à des kilomètres de profondeur.
Les fameux "secrets" ont un intérêt plus que limité, mais cela reste à l’appréciation du lecteur, pour ma part je n’y ai pas du tout trouvé mon compte. L'Atlantide, et les Lymbes, deux pages chacun, au moins l'illustration de l'Atlantide est chouette. Mais sans spoiler, cela ne casse pas quatre pattes à un mutant, et nous laisse encore une fois sur notre faim : que peut-on faire avec ces informations ? C’est bien joli de savoir ces deux trois choses dont on pouvait se douter et qui ne surprennent peu malgré toute la Hype que les différentes descriptions tendent à faire monter ; mais rien n’est fait, comme dans le LDB pour pouvoir être joué. Je rappelle que les Atlantes sont l’apogée des restrictions migratoires, et les Lymbes présentées comme étant inaccessible sous peine d’aller nourrir les Chaliots. Comme la description du Grog le mentionne, un prochain supplément est prévu, développant le tout, croisons les doigts. La description des rares fosses, et des îles peuvent quant à elles fournir des synopsis de petits scénarios, étoffant les campagnes. Sympathique. Mais toujours assujettis au manque de « profondeur » de l’univers cela ne sauve pas le format de l’ouvrage, ni le jeu où à la lecture nous avons déjà bien du mal à rester immergés.
La carte fournie est beaucoup plus claire que celle du LDB. Tout est beaucoup plus lisible. Pourquoi ne pas avoir fichu celle-ci dans le livre de base et avoir attendu un supplément pour nous proposer une carte LISIBLE (je ne parle pas du format, mais simplement de sa conception.)
En clair, c’est simplement (en soustrayant les informations déjà disponibles, et les encadrés concernant les cités) 14-15 pages à se mettre sous la dent pour une dizaine de sujet à traiter. On a donc encore une fois l’impression de se retrouver devant une introduction, que devant un approfondissement. Ou alors, un approfondissement d’introduction. Dans les deux cas, cela ne satisfait pas notre appétit, et la pilule a du mal à passer.
Vous l’aurez compris, le seul reproche que je fais à ce supplément, c’est d’être un supplément, La question est donc : les prochains suppléments vont-ils être du même acabit ? si oui, hélas, cela n’augure rien de bon. En tout cas, cet ouvrage a fait office de douche froide dans mon cas, je ne prendrai pas le risque de nager plus loin, hélas.
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