Retrostar
Retrostar est un jeu de rôle de science-fiction, principalement orienté vers le space-opera mais aussi sur la SF plus classique. Son approche est celle des séries des années 1970, avec l'ambiance disco, les brushings improbables, les costumes en tissu blanc brillant ou au contraire en teintes acidulées, les pattes d'eph et les SFX (effets spéciaux) fait par ceux qui ont éventuellement vu Star Wars mais n'en ont pas, et de loin, le budget. On peut donc y voir des perruques violettes, des types qui courent au ralenti, des méchants robots aux yeux qui jouent au ping-pong et des gentils robots qui font "bidi-bidi-bidi"... Retrostar a pour but de restituer les clichés des séries de l'époque, qu’elles soient pleinement SF (Space 1999, Galactica) ou contemporaine avec des éléments SF (l'Homme qui valait trois milliards, l'Homme de l'Atlantide, etc.). Le MJ (ici appelé Showrunner, le terme utilisé à la télévision américaine pour le responsable d'une série, comme Donald Belisario sur Code Quantum, Joss Whedon sur Buffy ou J.J. Abrams sur Lost) et aura les éléments nécessaires pour créer sa propre série. On parlera ensuite d'épisode (scénario) dans une saison (campagne) d'une série (le cadre général). Les séries de l'époque avec un créneau horaire précis devaient gérer le temps de façon stricte pour faire tenir l'histoire en 45 minutes, et le jeu restitue cet aspect en découpant chaque épisode en 5 actes durant lequel les PJ pourront effectuer 12 jets de dés. Ceux-ci ne concerneront pas chaque action individuellement mais des actions générales destinées à faire avancer l'histoire.
Pour créer une série, le Showrunner peut s'appuyer sur cinq réglages (dials) variant de 0 à 6 indiquant à quel points certains éléments sont importants dans la série et servent de base aux scénarios : Thematic (utilisations de thèmes sociaux ou contemporains), Plot (y a-t-il une intrigue générale ou chaque épisode est-il une variante sur l'idée de base ?), Recurring (y a-t-il une structure répété d'épisodes en épisodes ?), Cheese (la série emprunte-t-elle des éléments à son époque qui la dateront très vite ?), SFX (la série a-t-elle un département SFX actif qui en prépare des nouveaux ou ressert-elle sans cesse les mêmes séquences ?)
Les personnages sont définis par un background (rôle dans la série), un casting (description en une phrase), des Traits (Adventure, Thought, Drama, variant de -1 à +2), des Descripteurs liés à ces Traits (indiquant des spécialités, compétences ou des faiblesses) et des SFX (tout ce qui nécessiterait l'intervention dudit responsable dans la série, que ce soit un équipement spécial, un pouvoir ou une capacité particulière).
Le jeu repose sur un système nommé Intention, dérivé du système Apocalypse. Il utilise des dés à six faces et des pions de deux sortes différentes. Ces derniers, appelés Spotlight Tokens (marques de centre d'attention), servent à déterminer quel personnage est au coeur de l'action en cours. Ce personnage a alors un bonus de dés pour la scène. Lorsque le joueur exprime une Intention (une action plus ou moins complexe), il lance deux dés ou plus et additionne deux des résultats obtenus, le nombre de dés et le choix des résultats dépendant du Trait correspondant, modifié le cas échéant par les circonstances extérieures, obstacles ou bénéfices, ou les SFX. Le total des deux dés donnera alors le résultat de l'action dans son ensemble : 2-6 est un échec, 10 ou plus est un succès, 7-9 peut au choix du joueur être un échec à la suite duquel il garde le contrôle du personnage, ou une réussite à la suite de laquelle quelque chose qu'il ne choisit pas lui arrive. Le système ne prévoit pas de système de dommages. Les blessures éventuelles sont traitées comme des obstacles pour la suite de l'histoire, apportant un malus aux jets ultérieurs.
Derniers ajouts sur cette gamme
Gamme Générale
| Titre de l'ouvrage | Type | Parution | Langue | Éditeur | Support |
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Retrostar
première édition
Retrostar Le livre de base de Retrostar s'ouvre sur la couverture, les crédits, le sommaire, une dédicace à feu Glen Larson (créateur de nombreuses séries dont Battlestar Galactica, Buck Rogers au XXVe Siècle, K2000, mais aussi Magnum ou l'Homme qui tombe à pic, et participant au développement de nombreuses autres dont l'Homme qui valait trois milliards) et un avant-propos de Richard Hatch (Apollo dans la série Galactica des années 1970), occupant chacun une page. L'Introduction (22 pages) commence par présenter leu de rôle et ce jeu en particulier (6 pages), puis ses sources d'inspiration avec leurs sous-genres, leurs conventions (4 pages) et le look des années 1970 (3 pages). Le chapitre se poursuit avec 8 pages présentant une quinzaine de séries de l'époque avec les réglages correspondants (dont Battlestar Galactica, Blake's 7, Buck Rogers, Doctor Who, l'Age de Cristal, la Planète des Singes, l'Homme qui valait trois milliards et Cosmos 1999). Enfin une page survole le contenu du livre de base pour guider le lecteur. Le chapitre suivant, Series Creation (8 pages), montre la marche à suivre par le Showrunner pour créer sa série, en définissant d'abord son pitch (le sujet de la série en une ou deux phrases), ses bases, les réglages qui correspondent, puis les détails tels que les personnages du Showrunners (PNJ), les SFX standards, le style visuel et la terminologie. Enfin un guide d'aide pour la création des personnages termine ce chapitre. The Players and Their Characters (4 pages) revient sur la création de ces derniers, en commençant par son background (le personnage), son casting (la description de l'acteur qui le jouerait), et ses Traits (Adventure, Thought, Drama). Le joueur répartit trois valeurs (1, 0, -1) entre ces trois Traits et ajoute un point à l'un d'eux. Les descripteurs suivent, en fonction du Trait associé (un Descripteur pour un Trait à 1 ou -1, deux pour un Trait à 2). Enfin le joueur, en cours de jeu, peut définir des réglages (Dials) pour le personnage qui indiquent au Showrunner si des éléments liés au personnage doivent intervenir dans l'épisode et sont discutés en fin de ce chapitre. The Rules (12 pages) expose le principe du système de résolution, depuis la déclaration d'intention jusqu'à son effet en passant par la façon de déterminer le nombre de dés à lancer et le choix des dés à additionner, et la structure en 5 actes d'un scénario. Le chapitre se termine sur une page récapitulant les chances de réussite et d'échec selon le nombre d'obstacles ou de bénéfices en pourcentage. SFX and Showrunner Characters (6 pages) fournit les règles pour la création et l'utilisation des SFX par les joueurs. Dans la logique des budgets restreint des vieilles séries, les joueurs disposent d'un budget de points par épisode, qu'ils dépensent chaque fois qu'ils utilisent leurs SFX. Les deux dernières pages du chapitre sont dédiées aux règles concernant les PNJ, considérés comme des obstacles à la valeur dépendant de leur importance dans l'histoire. Dial and Spotlight Tokens (4 pages) commence par décrire comment le Showrunner peut utiliser les Dials pour préparer son scénario, avant d'aborder la question des pions d'attention, en particulier le nombre à attribuer aux joueurs en une réserve qu'ils se partagent. The Ratings Game (6 pages) détaille l'organisation d'un scénario, découpé, selon le principe des séries de l'époque, en 5 actes résolvant chacun 12 Intentions (donc 12 jets de dés). La nature de chaque acte est analysée. Le chapitre se termine sur les possibilités de jouer un épisode de deux heures ou une histoire en deux parties, ou une série avec un héros solitaire plutôt qu'un groupe de héros. Le chapitre suivant, Retrostar Series (26 pages), propose les descriptions de sept séries avec leur pitch, une description rapide, les réglages et détails adéquats et des personnages, et trois idées de séries, avec seulement le sujet et les réglages adaptés. A titre de démonstration du processus de jeu, Example of Play (14 pages) présente ensuite le premier acte d'un épisode de Galactic Run (l'une des séries présentées dans le chapitre précédent), avec les discussions du Showrunner et des joueurs et les détails des jets de dés. Enfin Advice and Discussion (8 pages) se décompose entre des Designer's Notes (3 pages) et des conseils pour le Showrunner (5 pages) Viennent ensuite deux Appendices :
Un index (1 page) et une présentation de l'auteur des illustrations (1 page) terminent le document. |
Livre de base | December 2015 | anglais | Spectrum Games | Electronique |