Eat the Reich
Eat the Reich est un jeu de Grant Howitt, soutenu par le style graphique de Will Kirby, proposant de jouer des vampires dans une Europe pulp et fantastique de l’année 1943. Ces vampires font partie de l’organisation techno-paranormale F.A.N.G., et sont envoyés en opération commando sur Paris pour une et une seule mission : boire le sang de Hitler jusqu’à la dernière goutte.
Le jeu utilise le Havoc Engine développé à partir du jeu Havoc Brigade, du même auteur.
Les personnages y sont techniquement représentés par 7 Stats (Brawl, Con, Fix, Search, Shoot, Sneak, Terrify) allant de 1 à 4 ; 3 à 4 Equipment spécifiques à chacun ; et 3 Abilities également spécifiques à chacun. Ils disposent également de 3 Advances spécifiques qu’ils pourront acquérir en cours de partie en buvant le sang des Übermenschen qu’ils auront l’occasion d’affronter. Leur profil est complété par une jauge de 0 à 10 points de Blood, et 3 paires de niveaux d’Injuries spécifiques à chacun.
Les équipements sont représentés par un certain nombre de cases représentant le nombre de leurs utilisations, et une précision sur les circonstances où leur bonus est augmenté et de combien. Lorsque la dernière case d’un équipement est utilisée, son bonus est par ailleurs doublé.
Les Abilities et Advances, sont de plusieurs types. Certaines s’activent lors d’un special (6 au dé) ou d’autres circonstances spécifiques. D’autres demandent de dépenser au préalable 1 point de sang pour bénéficier de leur dé bonus (+1 si les circonstances s’y prêtent).
Lorsqu’un personnage agit, son joueur est libre de décrire la scène pour expliquer ce qu’il fait, quitte à ajouter des éléments de décors, avant de lancer son pool de dés pour vérifier le résultat de ses actions. Ce pool de dés est constitué d’autant de D6 que le niveau de la Stat principalement utilisée, auxquels s’ajoutent d’éventuels autres D6 issus des équipements utilisés, et d’autres encore issus d’éventuelles Abilities activées — l’un et l’autre avec parfois des bonus associés si les circonstances s’y prêtent. Tous les dés donnant un résultat de 3 ou moins est écarté, les autres sont alloués à l’une des 5 options que sont :
- Advancing an Objective : qui réduit le rating d’un objectif de 1 par dé.
- Eliminating a Threat : qui réduit le rating d’une menace de 1 par dé
- Defending yourself against attacks : qui annule un dé du GM par dé.
- Feeding on nazi blood : qui permet de récupérer 1 point de sang par dé.
- Activating SPECIAL : uniquement en cas de 6, permettant d’activer une capacité associée à une Ability ou un Advance.
De plus, les 6 comptent comme 2 dés de réussite s’ils ne sont pas alloués à un special.
De son côté, le GM aussi lance des D6, à raison d’1 par niveau d’attaque (attack) de la menace (Threat) impliquée, avec éventuellement un bonus en cas de soutien d’une autre menace. Là aussi, les résultats de 3 ou moins sont écartés. Tous les autres dés, s’ils ne sont pas annulés par un dé des personnages, infligent une blessure (Injury). On lance alors 1d3 pour savoir quel type de blessure est affecté parmi les trois. Lorsque les 2 cases d’une Injury sont barrées, le personnage subit un malus spécifique. Les personnages peuvent cependant à tout moment dépenser 3 points de sang pour libérer une de ces cases. S’il reste au GM 3 dés ou davantage lors d’une seule attaque, le personnage est hors de combat et coche toutes les cases d’une Injury. Pour récupérer le personnage, ses compagnons doivent réussir une mission secondaire de rating 2 à 4.
Si toutes les 6 cases d’un personnage sont cochées, il a droit à un last stand avant de mourir. Il effectue alors un ultime baroud d’honneur avec 8d6.
Les scènes sont composées d’objectifs (Objectives) à atteindre, et de menaces (Threat) qui traquent les vampires. Les uns comme les autres sont représentés par un score de rating qui devra être amené à 0 pour en venir à bout. Ce rating, peut être éventuellement protégé par un score de Challenge qui absorbe autant de dés du personnage qui lui fait face avant que son rating ne soit réduit. Cela représente des armures ou capacités surnaturelles à encaisser les dégâts. Chaque scène dispose d’1 objectif principal, mais peut également avoir des objectifs secondaires, et les personnages peuvent en créer à la volée pour représenter des sous-missions improvisées, qui pourront avoir des effets comme récupérer des équipements très puissants ; réduire l’objectif principal d’une autre manière ; réduire une menace, son attaque, voire son challenge ; gagner davantage de sang.
De leurs côtés, les menaces disposent également d’un score d’Attack qui représentent le nombre de dés lancés par le GM pour cette adversité. Lorsque le rating d’une menace est amené à 0, son attack est également ramené à 0. Mais la menace revient au tour suivant par des Reinforcement, moins nombreux (1D6 de rating) et moins forts (attack/2) et les autres menaces gagnent un bonus de 1 à mesure que l’étau se resserre autour des personnages.
Les personnages évoluent d’une part en gagnant un Advance après avoir vaincu un Übermensch, mais également en récupérant des équipements divers au fur et à mesure des scènes, remplaçant ainsi ceux dont ils auront utilisé toutes les cases dans les scènes précédentes.
Derniers ajouts sur cette gamme
Gamme Générale
| Titre de l'ouvrage | Type | Parution | Langue | Éditeur | Support |
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Eat the Reich
première édition
Eat the Reich Le livre de base d'Eat the Reich constitue à la fois une présentation des règles de ce jeu, ainsi qu'une campagne complète couvrant une mission nocturne ultraviolente avec 6 personnages prétirés. L’ouvrage s’ouvre sur 1 page de titre, avec un rappel du pitch du jeu. Puis, Welcome (2 pages) présente le jeu en lui-même, ce qu’il est et n’est pas, à quel public s’adresse ce jeu, ce qu’est le jeu de rôle en général, et celui-ci en particulier, le havoc engine qui le motorise. Il termine sur des précisions sur le positionnement éthique et politique du jeu, assumant pleinement sa violence antifasciste, et l’aspect cathartique de ce jeu à cet égard. Playing safe (4 pages) pose les règles de bonne cohabitation autour de la table, en précisant d’emblée les responsabilités de chacun vis-à-vis des autres, les attentes du jeu en lui-même, les lignes et voiles, la X card, et les traffic light. Il poursuit sur la nature de l’univers en lui-même et de l’ambiance induite par le jeu – à savoir, le fait de jouer des anti-héros violents – et rappeler ce qui les différencie des vrais méchants nazis ; les problèmes causés par les dégâts collatéraux ; la discrimination ; et le fait que le jeu ne se veut absolument pas historique, tout en positionnant ses objectifs à cet égard. Setting your game (1 page) dépeint l’organisation de la partie – avec qui, où, quand, et à quoi joue-t-on. Puis, Choosing your character (19 pages) s’attache aux personnages jouables. Les 3 premières pages les présentent dans leur ensemble, et expliquent comment les interpréter. Suivent les fiches de ces 6 personnages jouables, chacun présentés avec une feuille de personnage spécifique, et une illustration pleine page en buste en vis-à-vis. Les personnages sont :
Suivent 2 pages présentant l’univers : les nazis, le F.A.N.G., les vampires, et les cercueils tactiques utilisés pour les larguer sur Paris. Cercueil dont le plan est exposé ensuite en illustration double page. Getting things done (12 pages) se consacre à la mécanique de jeu. Il présente les différentes Stats, l’ordre du tour, la construction du pool de dés et les bonus qui permettent d’en ajouter, et la lecture de leur résultat, que ce soit pour le GM ou les joueurs. Suit, sur 2 pages, l’explication des cinq manières d’allouer ses dés et comment les interpréter ; ainsi qu’un exemple de jeu sur les 2 pages suivantes. Le chapitre se poursuit sur les Blessures (Injuries), la mise hors de combat (Downed), et la mort (Death), ainsi que le soin (Healing). De même, est expliquée la gestion des objectifs et menaces (Objectives and Threats), ainsi que les renforts (Reinforcements) avec un exemple, la notion de Challenge. Le chapitre se termine sur la gestion de la fin des Scenes, les objectifs secondaires et les récompenses (Looting), et enfin, les règles de Flashback avec leurs questions. Mission structure (2 pages) brosse le déroulé de la partie, depuis l’introduction (Briefing), et la chute des cercueils tactiques et le choix de la zone de départ (Coffinfall), l’avancée d’une scène à l’autre (Onwards), les confrontations avec les lieutenants monstrueux du Führer (Übermenschen), jusqu’à la scène finale (Climax), et l’épilogue. Running the game (4 pages) revient sur les éléments de maîtrise de jeu, à savoir le ton de l’aventure (Tone) volontairement ultraviolent, imprécis, et survolté ; son rythme (Pacing) voulu comme rapide, sans temps mort ; l’encouragement des propositions des joueurs (Provide opportunities for chaos) ; et la liberté de ne pas utiliser les règles (When not to use the rules). Un encart donne également des conseils pour la gestion du jeu lors de sessions de découvertes (Convention games). Les 2 pages suivantes donnent des indications sur la manière de jouer les nazis (Being a nazi (for pretend)) et l’usage raciste des accents en jeu. The Map (2 pages) offre un plan de Paris avec, en surimpression, des représentations des différents sites où se déroulent les scènes. Les différents sites sont regroupés parmi trois grands secteurs :
Evil Calibration Checklist (2 pages) présente les quatre niveaux de comportements malsains susceptibles, ou non, d’arriver en cours de partie. Cette section, destinée à doser la violence impliquée à table, précise quels personnages (les PJ ou des nazis) pourraient les perpétrer, et comment les traiter en jeu. Eat the Reich was inspired by… (2 pages) regroupe les inspirations cinématographiques et ludiques du jeu. Further Adventures (2 pages) propose des suites à la mission de l’ouvrage, pour poursuivre sur Mussolini, HiroEato, Franco, … et même Winston Churchill et le roi d’Angleterre. La dernière page présente 2 personnages alternatifs au travers de leur carte militaire. Le rabat de la couverture présente le sommaire et les mentions légales au recto, et au verso l’illustration de l’intérieur du cercueil que l’on peut entrevoir par l’ouverture de la couverture. Le rabat de la quatrième de couverture offre au verso trois options pour créer d’autres vampires que ceux proposés, que ce soit par des modifications cosmétiques et non mécaniques, en prenant des bouts des différents personnages, ou en partant de rien. Le recto du rabat présente trois personnages alternatifs au travers de leurs cartes du F.A.N.G. La version électronique de l'ouvrage existe en copie conforme, mais également en printer friendly, dépourvue des illustrations et fonds colorés de l'ouvrage. |
Livre de base | November 2023 | anglais | Rowan, Rook and Decard Ltd | Papier et Electronique |