Akira Tano
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Création et rédaction
| Création et rédaction | Parution | Gamme | Éditeur |
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Double Image
première édition
Double Image Double Image est un supplément qui fournit une campagne, des détails sur le monde et des conseils pour le meneur de jeu. De la même façon que la campagne First Quest permet de prendre en main les règles de base, celle de Double Image sert d'initiation aux nouvelles règles introduites dans le Jokyuu Rule Book, notamment la succession de phases. La possession de ce dernier est donc nécessaire pour pleinement profiter du présent opus.
Après une introduction d'une page présentant le contenu du livre vient le premier chapitre, "Scenario section" (54 pages), qui contient la campagne. Elle suit un schéma similaire à celle parue dans First Quest et est composée de quatre scénarios. Les trois premiers peuvent être joués comme des missions indépendantes mais la dernière aventure constitue l'épilogue de la campagne et doit être jouée à la fin de celle ci. Ces aventures sont destinées à un groupe de 3 à 5 personnages de niveau 1, qui devraient atteindre le niveau 7 lors de sa conclusion. Cette quête opposera les aventuriers à Kuromakulu, le dieu de la haine, un des sept grand dieux du mal. Tout comme Mahadilg, déesse de l'envie, celui-ci ne fut pas enfermé dans le monde démoniaque (makai), mais dans le monde matériel, au plus profond de la ville de Berbhe, en compagnie de la porte menant au royaume des dieux (shinkai). Kuromakulu a réussi à féconder une femme et espère que son enfant, frère d'un des personnages-joueurs, brisera le sceau qui l'emprisonne, lui permettant ainsi d'utiliser la porte pour attaquer le royaume des dieux. La majeure partie de l'intrigue prend place au sud-est d'Erindyll, dans le royaume d'Erglann, mais son apogée a lieu à Berbhe, au nord du continent. La première partie de la section contient les informations concernant l'utilisation des scénarios, les éléments indispensables devant être intégrés dans l'historique des différents personnages et la trame générale de la campagne. Viennent ensuite les quatre scénarios. "L'enfant du dieu du mal" (Jashin no miko) sert d'introduction à la campagne. Une attaque de démons au service du dieu de la haine, à la recherche de l'enfant de leur maître, remet en question la vie paisible des personnages et entraîne l'éveil de l'enfant de Kuromakulu à sa véritable nature. "L'épée-démon et les souvenirs" (Maken to omoi to) se déroule à Roguresu, capitale du royaume d'Erglann. Les personnages vont se lancer à la poursuite d'Ildana, fils du dieu de la haine, qui a commencé l'exploration d'une ruine abritant l'épée-démon Fragaraha, arme particulièrement crainte par son père. Cette aventure utilise les règles de génération aléatoire de donjon introduites dans le Jokyuu Rule Book et contient une table d'événements "Troubles" spécifiques du donjon en question, antre de Tiferet le Bleu, l'un des dragons antiques. "Les ténèbres du royaume" (Oukoku no yami) ramène les personnages à Roguresu. La princesse Anna a encore fugué du château royal et divers individus engagent les aventuriers pour la retrouver pendant que l'un de ces derniers devient garde du corps de Maria, jeune fille rencontrée par hasard en ville. Histoire de compliquer les choses, Nabelius, démon au service d'Ildana, est également à la poursuite de la princesse. En effet, l'héritier du trône d'Erglann est traditionnellement en possession de l'Asteria, une pierre mystérieuse. Peu de personnes s'en souviennent encore, mais cette pierre est la clef du sceau retenant le dieu de la haine. "Le dieu de la haine" (Zouo no kami) est le dernier scénario de la campagne. Ildana, désormais en possession de l'Asteria, s'est rendue à Berbhe pour effectuer le rituel de libération de son père. Le temps de la confrontation finale est venu et les personnages doivent s'aventurer dans les profondeurs de la cité maudite pour empêché le retour du dieu. A la fin du chapitre se trouvent cinq idées d'aventures pouvant être intégrées à divers moments de la quête afin de permettre aux aventuriers de progresser aux niveaux requis par les différents scénarios de la campagne, ou pour prolonger celle-ci. Le second chapitre, "World Section" (12 pages), est divisé en deux parties. La première est une rapide présentation des dieux du mal, de leur origine et de leurs adeptes. La seconde est une description de Roguresu, la capitale du royaume d'Erglann, et de six de ses personnalités, sur le même modèle que la description de Lain dans First Quest. Un encadré introduit également plusieurs organisations auxquelles peuvent appartenir les aventuriers. Le troisième chapitre, "Game Master Section" (14 pages), s'intéresse au lien entre un scénario de jeu de rôle et les contes. Il contient des conseils pour le meneur de jeu afin de donner plus de profondeur à ses scénarios. Ces derniers portent, entre autres, sur la conception du scénario, la préparation des personnages, leur implication dans le scénario et la gestion des scènes. Le dernier chapitre, "Data Section" (11 pages), contient 35 nouveaux objets magiques de niveau 1 à 10 et 11 nouveaux antagonistes de niveau 2 à 10. Les objets sont tous repris dans l'Item Guide et les monstres dans l'Enemy Guide. Un index clôt l'ouvrage. |
December 2004 | Arianrhod | Game Field |
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Dread Dungeon
première édition
Dread Dungeon Dread Dungeon est un supplément qui a pour thème un type spécifique d'aventures : l'exploration de donjons. Il contient les éléments nécessaires aux meneurs de jeu pour mettre en scène ce type de scénario : nouvelles règles, compilation de pièges, conseils, ainsi qu'une campagne complète. Il est à noter que Dread Dungeon utilise les "Square Rules" présentées dans le Jokyuu Rule Book et que les créatures détaillées dans le livre de base et le Jokyuu Rule Book qui apparaissent dans la campagne "Dread Dungeon" n'ont pas leur profil reproduit dans le présent ouvrage. La possession du Jokyuu Rule Book est donc nécessaire pour profiter pleinement de cet opus.
Le supplément s'ouvre sur trois pages couleurs introduisant rapidement cinq personnages prétirés adaptés aux explorations de ruines diverses et variées. Après une introduction d'une page présentant le contenu du livre, commence le premier chapitre, "Player Section" (30 pages), divisé en deux parties. La première contient les règles dédiées à l'exploration de donjon, les "Dungeon Rules" : examen des pièces, éclairage, pièges,... La seconde partie dévoile les fiches des cinq personnages prétirés de niveau 1 et de nouveaux équipements : 44 objets magiques de niveaux 1 à 10, et 27 objets communs, tous repris dans le Item Guide. La section s'achève par une fiche explicative à l'attention des joueurs. Elle insiste sur la mortalité élevée des personnages dans les donjons et donne les règles de bonne conduite pour ne pas gêner le bon déroulement de la partie. Le second chapitre "Scenario Section" (58 pages) contient la campagne, prévue pour 4 à 5 personnages de niveau 1 ou 2 qui devraient atteindre les niveaux 6-7 au cours de sa conclusion. Elle est composée de trois scénarios, tous utilisant les "Dungeon Rules" introduites dans le chapitre précédent. Les deux premiers scénarios peuvent être joués comme des missions indépendantes mais le troisième est la conclusion de la campagne et ne peut être joué sans avoir accompli les précédents. Les aventures se déroulent à Tindajel, la capitale des Aines durant l'ère de l'air. Au cours de de la guerre contre les dieux du mal, la cité fut envahie par les forces maléfiques et Baraaru, roi des Yoma, tua Artorius, roi des Aines restés fidèles aux autres dieux. Depuis, la ville est aux mains des forces des ténèbres. Située au sommet d'une montagne escarpée non loin de Lain, son accès difficile empêche toute action d'envergure contre la cité déchue, dont une grande partie reste inexplorée. Un tremblement de terre va changer la situation, révélant un nouvel accès à Tindajel. Les aventuriers, sur les conseils d'une mystérieuse barde, vont explorer les lieux et auront l'occasion d'arracher Kariburunusu, l'épée sacrée d'Artorius, des mains des démons qui tentent de la corrompre. Le chapitre débute par 4 pages explicatives sur la campagne, avec une carte de Tindajel (1 page) et un encadré relatant la légende d'Artorius. Le premier scénario "L'entrée vers la légende" (Densetsu he no iriguchi), débute à Lain, la ville des ruines. Un récent tremblement de terre a mis à jour ce qui semble être un antique réseau souterrain de conduites d'eau. Le temple pense que ce réseau pourrait mener à Tindajel et engage des aventuriers pour l'explorer et, s'il mène effectivement à la ville antique, pour y installer un pilier de téléportation pour relier Lain à Tindajel. Le second scénario, "Aventures dans la ville blanche" (Shirokito no bouken), voit la venue à Lain d'une jeune, jolie et fort mystérieuse barde du nom de Kesedo. Celle-ci demande aux aventuriers d'explorer trois bâtiments de Tindajel afin d'en exhumer trois objets ayant jadis appartenu aux chevaliers de la table ronde, le groupe de guerriers protégeant Artorius : l'épée pourpre (Guren no ken), l'armure des ténèbres précédant l'aube (Akatsukiyami no yoroi) et un heaume (Kakushaku no kabuto). Ces trois bâtiments sont en fait des donjons indépendants et chacun constitue une aventure en soi : "Epée sacrée, brille" (Seiken, kagayaku), le scénario qui conclut la campagne Dread Dungeon, est plus long que les précédents. Suite au dernier succès des personnages, Kesedo brise la barrière érigée par les démons autour du château royal et enjoint aux personnages à s'y aventurer pour arracher Kariburunusu des mains d'Aroken. En l'état actuel des choses, c'est une tâche impossible, Aroken n'étant autre qu'un des démons supérieurs, être à la puissance colossale. Les personnages doivent donc d'abord rétablir la barrière protectice de Tindajel grâce aux artefacts collectés dans le scénario précédent et essayer de rendre à Kariburunusu une part de sa puissance. Le chapitre s'achève par cinq amorces d'aventures se déroulant à Tindajel. Le troisième chapitre, "Game Master Section" (30 pages), est à l'usage du seul meneur de jeu. Il commence par des conseils pour mener des aventures de type exploration de donjon. Ces derniers sont suivis par la description de 107 pièges et de 17 éléments de décor (Object). Les pièges et éléments de décor déjà présentés dans le livre de base, le Jokyuu Rule Book et First Quest, ont été adaptés aux "Dungeon Rules" et inclus dans cette compilation. La description de 17 nouvelles compétences spéciales de monstres et 27 nouveaux antagonistes de niveaux 2 à 15 clôt ce chapitre. Ces nouvelles compétences et ennemis ont été repris dans le Enemy Guide. L'ouvrage se termine par un index. |
August 2005 | Arianrhod | Game Field |
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Night Wizard !
première édition
Night Wizard ! Voici le livre de base de la première édition de Night Wizard!. Le document s'ouvre sur 16 pages en couleurs. Elles présentent le monde, le but des héros, leurs ennemis (9 pages) ainsi que des exemples de personnage (7 pages).
Après une préface de 2 pages vient le premier chapitre, "Player section" (106 pages). Il contient toutes les informations nécessaires à la création d'un personnage. Deux méthodes sont proposées : le "quick start" (départ rapide) et la construction. Le "quick start" consiste à sélectionner un des quatorze personnages pré-tirés et à choisir ou tirer au hasard ses données personnelles, notamment son "life path" : son milieu d'origine, un élément particulier du personnage ou de sa vie, et une relation (connexion) qu'il a établie avec un individu ou un organisme. La construction permet de bâtir son avatar de bout en bout. Le chapitre contient une série de catalogues pour cela : capacités spéciales (tokushu noryoku) des différentes classes, objets communs, équipements spéciaux et sortilèges. Les types de classes accessibles sont les mêmes que dans le livre de base de la seconde édition, à l'exception des classes de style (style class), des "enfants déchus" (Otoshigo / Fallen Hero) et des "Invocateurs de Shinma" (Shinma Shookanshi / Great Summoner), qui n'existent pas. La section se termine par un encadré qui donne des conseils sur le choix du nom du personnage (1 page). Le second chapitre, "Rule section" (20 pages), se consacre aux règles qui régissent le jeu : réalisation d'un test, combat, utilisation de la magie, des capacités spéciales ou de la prana, et, finalement, augmentation de niveau. La section se finit par un encadré sur les surnoms des Wizards avec les tables nécessaires pour en créer un. Le chapitre suivant, "World section" (24 pages), est dédié à la présentation du monde. Les 4 premières pages donnent des informations sur le contexte et les émulateurs (emulator / shinma), mais ne dévoilent pas l'origine de ces derniers. La majeure partie du chapitre décrit les différents individus ou organismes avec lesquels les joueurs peuvent établir des relations (connexions). L'encadré à la fin du chapitre explique les liens entre la société normale et les Wizards. Le quatrième chapitre, "Game master section" (36 pages), est destiné au meneur. Il aborde le déroulement d'une partie, les règles pour utiliser et créer une forteresse (fortress / gekko) de manière aléatoire ou non, un bestiaire de 39 monstres de niveau 1 à 7, un catalogue de 30 pièges de niveau 1 à 3, et une liste de règles secondaires. L'encadré de fin de section traite de la prana. Le cinquième chapitre, "Scenario section" (24 pages), fournit deux scénarios pour 3 à 5 personnages et des parties de 3 à 4 heures. Le premier, "La stratégie du grand seigneur démon" (Daimaou sakusen), est prévue pour des joueurs, personnages et meneurs débutants. Il consiste essentiellement en l'exploration d'un très simple donjon. Pour diverses raisons, les personnages se rendent à une exposition sur les démons. Celle-ci est en fait organisée par Klaus Fly, un émulateur qui projette de s'emparer de la prana des visiteurs pour ressusciter son maître, Bell Zephyr, la reine des mouches. Le second scénario, "Les magiciens sont trop nombreux" (Majutsushi ga oosugiru), est conçu pour des personnages avec une aventure à leur actif, et peut être joué à la suite du premier ou indépendamment. Bell Zephyr a finalement réussi à ressusciter et se met immédiatement à faire des siennes. Son regard se tourne vers la "clé" tout juste découverte de la barrière-monde (sekai kekkai) et l'école de magie de Dangard (Dangarudo majutsu gakkou) qui protège le "cadenas". Si elle réussit à l'ouvrir, ce sera la fin de la barrière-monde. Ce scénario repose plus sur les interactions que le précédent et le donjon est réduit au maximum. La section abrite également six idées de scénario et un encadré avec des conseils sur la création d'un scénario et les références de plusieurs oeuvres comme source d'inspiration. Le dernier chapitre, "Charts & References" (17 pages), regroupe les différentes tables du jeu, plusieurs tiles (morceaux de plan à assembler pour faire un donjon), une feuille de cartographie (mapping sheet) et une feuille de personnage recto-verso. Un index de 5 pages et une postface de Takeshi Kikuchi (1 page) terminent l'ouvrage. Une feuille de personnage avec le recto et le verso regroupés sur une seule page se trouve au dos de l'ouvrage, et une fiche de gestion des batailles (sento kanri sheet) est reproduite au dos de la couverture détachable. |
April 2002 | Night Wizard ! | Enterbrain |
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Pacific Rim Sourcebook
première édition
Pacific Rim Sourcebook A la façon de Home of the Brave pour les USA ou de Eurosource pour l'Europe, Pacific Rim Sourcebook est un supplément de contexte régional qui se fixe la tâche de décrire par le menu l'environnement géographique, économique et politique de l'Asie orientale et de l'Océanie à la sauce Cyberpunk 2020. L'ouvrage débute par une courte introduction (2 pages) qui offre quelques précisions d'ordre général (les noms, les monnaies...) et surtout qui présente des règles et un tableau de correspondance pour gérer les chocs culturels pouvant intervenir entre des cyberpunks venus tout droit de Night City et les PNJ qu'ils peuvent rencontrer tout au long des pages du supplément. Le premier chapitre, qui est aussi le plus volumineux (36 pages) est consacré au gros morceau de la région : le Japon. La description débute par un historique politique du Japon de 1992 à 2020, accompagné d'une chronologie détaillée et d'une carte administrative. Comme la plupart des pays développés en 2020, le Japon est sous la coupe des Mégacorporations qui, ici, prennent le nom local de Zaibatsu. Les plus importantes d'entre elles sont brièvement décrites. On ne trouve néanmoins rien sur la célèbre Arasaka qui, d'une part, fait l'objet d'un supplément spécifique (Corporation Report n° 1) et, d'autre part, est sous-jacente dans tout le chapitre tant est grande son influence sur le Japon de 2020. C'est notamment le cas sur l'équipement des forces d'autodéfense japonaises qui est décrit dans les pages suivantes (nouveau matériel mais pas d'illustrations). On lit ensuite quelques considérations sur les gangs au Japon, notamment les fameux Bosozoku (gangs de motards), puis sur les modes faisant fureur dans le style japonais (kawaii, androgynie...). On trouvera aussi, plus loin, un lexique de termes japonais pour donner une couleur locale aux dialogues des PNJ. Une courte section est consacrée à Tokyo ; elle est accompagnée d'une carte et d'une liste des principaux lieux ou quartiers permettant d'acheter de l'équipement. Quelques lignes sont ensuite consacrées aux autres grandes villes japonaises, principalement Osaka. La fin du chapitre est un système de création de personnages originaires du Japon. Il reprend le principe de celui des règles de base, mais redéfinit les différents rôles (par exemple, les Rockerboys/girls deviennent des "Idoles") et surtout propose un système d'acquisition de compétences très différent, dans le but de simuler les subtilités des parcours scolaires et professionnels au Japon. Le tout est accompagné de versions spécifiques et localisées des fameuses tables de background. En tout, le système occupe 10 pages très denses émaillées de nombreuses tables d'événements aléatoires. Il est à noter que ce système est compatible avec des personnages coréens. Le second chapitre est, en effet, consacré à la Corée réunifiée (16 pages). Le monde de Cyberpunk a connu une seconde guerre de Corée entre 1999 et 2005 et celle-ci s'est achevée par la réunification du pays... et le prolongement de l'état de siège et du gouvernement militariste ! On retrouve la chronologie et la carte en début de chapitre comme pour le Japon mais le texte, lui, est présenté sous la forme d'une longue interview d'un corpo coréen qui nous explique les subtilités politico-économiques de son pays. Le reste du chapitre est très similaire au précédent : quelques considérations sur la politique actuelle du pays, une courte présentation de Séoul, deux corporations coréennes, quelques précisions sur les forces armées locales... Le troisième chapitre nous présente la Chine (24 pages). En 2020, le pays est aux prises avec une guerre civile qui oppose la "Maoist Loyalist Cabal" (des maoïstes orthodoxes), surtout présente au sud, et l'armée du gouvernement réformateur en place. Le chapitre présente donc ce contexte général mais s'attarde aussi sur des descriptions régionales (avec des cartes à cette échelle) du fait de l'immensité du pays et des tendances séparatistes du sud. Au fil du texte, des passages sont aussi consacrés à Pékin, Hong Kong, aux Triades, aux différentes forces armées... Taïwan, bien que plus que jamais totalement indépendante, est aussi sommairement décrite dans ce chapitre. Celui-ci se termine sur 3 pages de considérations sur la création de personnages chinois avec, notamment, de nouvelles tables de background. Le quatrième chapitre réunit tous les pays du sud-est asiatique (26 pages) : Myanmar, Cambodge, Laos, Vietnam, Thaïlande, Singapour, Brunei, Indonésie, Malaisie et Nouvelles Philippines. Ils se succèdent dans de très courtes descriptions oscillant entre 1 et 2 pages par pays. Les descriptions évoquent surtout des généralités (histoire récente, gouvernement, économie...) mais sont égayées de temps à autre par un PNJ, une corporation, ou l'évocation d'une ville. Le chapitre se clôt avec 2 pages consacrées à la création de personnages issus de cette région. Avec le cinquième chapitre, on quitte l'Asie pour l'Océanie : la Nouvelle-Zélande et, surtout, l'Australie, sont décrites sur 24 pages. Selon une présentation désormais classique (carte, chronologie, politique actuelle...), on découvre que ce dernier pays est lui aussi victime du séparatisme, en l'occurrence la sécession depuis 2001 de la République d'Australie de l'Ouest. Des sujets très divers sont abordés comme le patois local, la culture australienne (football australien et bière !), les Aborigènes... Les principaux territoires et les plus grandes villes (Sydney, Melbourne...) sont aussi brièvement décrits. Deux pages sont consacrées à la Nouvelle-Zélande. La question de la création de personnages australiens est également abordée mais, ici, elle diffère finalement peu de celles des cyberpunks américains. Il était difficile d'aborder l'Asie dans Cyberpunk sans accorder une large place aux arts martiaux. En 20 pages, un système alternatif, extrêmement pointilleux, est proposé pour gérer des combats à mains nues. Il fait intervenir pas moins de 18 arts martiaux différents, chacun avec leurs spécificités en matière de coups, résumées dans une table. Le système décrit aussi les armes nouvelles introduites par l'usage de certains arts martiaux (nunchaku, tonfa...) et prévoit même l'usage des cybermembres. Le livre s'achève par 7 pages de règles récapitulant les six compétences nouvelles introduites pour ce nouveau contexte géographique (Calligraphie, Origami, Tatouage...). Ces pages finales reviennent également sur la création de personnages locaux, en proposant notamment un nouveau rôle (Shaman) et des versions alternatives du Solo : le Shinobi (assassin comme les ninjas par exemple) et le Tatsujin (maître en arts martiaux). |
January 1994 | Cyberpunk | R. Talsorian Games |